Girondins : Jérémie Bréchet estime qu’il «avait besoin d’une remise à niveau»

Propos recueillis par Marc Nouaux

— 

Jérémie Bréchet lors de son arrivée à Bordeaux le 4 juillet 2013.
Jérémie Bréchet lors de son arrivée à Bordeaux le 4 juillet 2013. — S. Ortola

Entré en jeu seulement une fois depuis son arrivée, Jérémie Bréchet attend avec impatience sa première titularisation avec Bordeaux. Il évoque son intégration dans le club, le mauvais début de saison et les polémiques qui naissent entre les supporteurs et les dirigeants.

Comment jugez-vous vos deux premiers mois à Bordeaux ?

Pour l’instant, c’est compliqué de juger car je n’ai pas beaucoup joué voire presque pas du tout. Il me fallait un temps d’adaptation car les clubs dans lesquels j’étais ces dernières années n’ont pas la même qualité dans l’effectif donc tout doucement, je m’habitue. Au niveau de l’intensité physique et de l’entraînement, j’avais besoin d’une remise à niveau et là, je me sens mieux.

Vous vous préparez à jouer la semaine prochaine à Francfort en Ligue Europa ?

J’espère jouer la Ligue Europa mais aussi le championnat, je veux goûter à toutes les compétitions. Selon le désir du coach, on verra quand je connaîtrai ma première titularisation. C’est à moi de lui poser des problèmes.

Si dans quelques semaines, vous vous rendez compte que vous ne jouez toujours pas, ce sera une situation qui vous poser problème ou non ?

Oui, ça va m’embêter donc ce sera à moi de voir ce que je ne fais pas pour convaincre le coach de me faire jouer. Pour l’instant, je n’en suis pas là mais je vais tout faire pour ne pas ce que ça arrive.

Vu du banc de touche, que vous inspire le début de saison de vos coéquipiers?

Il y a des critiques dont certaines sont fondées car sur le plan mathématique, quatre points c’est peu d’autant plus que c’est Paris que l’on reçoit vendredi. Mais on n’est qu’au début donc ce serait hâtif de tirer un bilan et pas révélateur de notre qualité et de notre ambition. Le premier match à domicile nous a fait mal car il nous met en retard. Mais dans l’ensemble, on a fait plutôt de bonnes parties à part contre Saint-Etienne. Après, les critiques, c’est le jeu de la presse…

Des supporteurs aussi…

Oui, mais là-dessus, le président a répondu correctement. Le club depuis une quinzaine d’années fait partie des meilleurs. Après, ce n’est pas lui qui a inventé les crises économiques et les réalités qui les accompagnent. Dans l’ensemble, il s’en tire plutôt bien.

Vous avez suivi de près le débat autour du club qui existe depuis quelques jours?

Oui, la pétition et les critiques j’ai suivi. Après, les supporteurs voient ce qu’il se passe à Paris ou à Monaco mais la comparaison n’est pas possible. Au niveau du jeu, que veulent-ils ? Je suis assez bien placé pour le savoir. L’année dernière avec Troyes, on a développé un des meilleurs jeux de la Ligue 1. Tout le monde nous encensait pour notre jeu mais au final on est descendu. Donc ils préfèrent que l’on gagne des titres ou que l’on ait un jeu flamboyant mais que l’on perde ? Il faut un équilibre entre le jeu et l’efficacité. Pour l’instant, ce sont les points qui sont la priorité.

Le départ de Plasil et la 15e place en Ligue 1 sont-ils des motifs d’inquiétude ?

S’inquiéter c’est bien dans le sens ou ça va augmenter notre concentration et notre détermination. Mais avoir une inquiétude sur la saison entière, c’est aller un petit peu trop loin à mon avis. Maintenant, c’est sûr qu’avec quatre points, il faut enchaîner rapidement deux ou trois bons résultats d’affilée pour revenir dans le haut du tableau.