Pour doper l'export des vins

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Ici, pas d'oenologues du dimanche. On parle business, et en anglais de préférence. La Cité mondiale de Bordeaux accueillait ce week-end la première convention d'affaires « Bordeaux and Aquitaine Wines », destinée à aider les producteurs de la région à trouver de nouveaux débouchés à l'export.

Pendant deux jours, ils ont rencontré des acheteurs venus du monde entier. « Il y a beaucoup d'Asiatiques, et j'ai rencontré un importateur péruvien ! Jamais je n'aurais pris l'initiative d'aller au Pérou ! », raconte Stéphane Dupuch, propriétaire du château Sainte-Marie. « Nous avons voulu faire venir des acheteurs issus des pays émergents, pour apporter de nouveaux débouchés à ces producteurs qui, souvent, exportent déjà », explique Pierre Cambar, directeur du conseil régional des vins d'Aquitaine, à l'origine de l'événement. Dominique Haverlan, propriétaire du Vieux Chateau-Gaubert, est dans ce cas. Il y a sept ans, 65 % de son chiffre d'affaires étaient réalisés à l'export, contre un tiers aujourd'hui. « Cela veut dire que nous n'avons pas fait assez d'efforts pour trouver de nouveaux marchés. Ici, en deux jours, nous allons rencontrer des acheteurs internationaux. C'est plus facile et moins cher qu'une mission à l'étranger. »

Car exporter demande des moyens humains et financiers. Décidés à élargir leurs débouchés, de plus en plus de petits producteurs s'associent pour réduire les coûts. « Nous voulons servir de facilitateur », explique Philippe Leclerc, maître d'oeuvre de ce rendez-vous, qui pourrait devenir bisannuel.

S. L.