Les assoc' veulenttracter sans tracas

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Plus moyen de s'exprimer à Bordeaux. Après l'interpellation de militants en plein tractage durant les élections municipales et des amendes pour affichage sauvage, les associations se sentent bâillonnées. Des décisions municipales leur interdisent l'affichage sauvage et le tractage dans l'hypercentre. « On s'est fait arrêter deux fois en deux jours pendant la campagne : on est loin de la démocratie participative », regrette Myriam, membre d'Hacktivismes.

D'ailleurs, afin de définir un « plan d'attaque », l'association organise ce soir un débat (21 h à l'Utopia). « On veut fédérer les associations, voir ce qu'elles proposent et, pourquoi pas, attaquer l'arrêté antitractage ! », ajoute la militante. D'autres ont eu des problèmes, quand il s'agissait de critiquer la mairie, notamment. Claire Chartier-Grimbaud, d'un comité opposé à l'action d'In Cité, a, elle, reçu une amende de 900 e parce qu'une sympathisante du comité avait collé des affiches pour une réunion. De son côté, la mairie invoque le souci de maintenir la ville propre et estime que 144 panneaux d'affichage libre devraient suffire à l'expression des associations.

Orianne Dupont