Quatre jours qui divisent toujours

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Fervents défenseurs du samedi libéré contre partisans du bon vieux système. Treize ans après son entrée en vigueur en Gironde, la semaine à quatre jours fait toujours débat et ses détracteurs continuent de lui préférer l'étalement de l'enseignement hebdomadaire sur quatre jours et demi. « C'est une question compliquée et passionnante », de l'aveu même de Jacques Caillaut, inspecteur de l'Education nationale en charge du premier et second degré pour la Gironde. Selon lui, sur le plan de l'apprentissage, ce système n'a entraîné ni une hausse ni une baisse des résultats sur l'ensemble des 931 écoles publiques de la Gironde, un des premiers départements français à l'avoir généralisé en 1993.

« Depuis le départ, nous y sommes opposés », tient à souligner Georges Dupon-Lahitte, président girondin de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Il pointe notamment son effet néfaste sur les rythmes et la vie scolaire de l'enfant. Mais pour lui, cette question n'est pas le seul point à revoir, il faut également repenser l'« organisation de la journée et de l'année en s'appuyant sur les travaux des scientifiques » (lire l'interview ci-dessous). A l'image de beaucoup de parents et d'enseignants, Georges Dupon-Lahitte se montre par exemple plutôt favorable à l'ouverture de l'école le mercredi matin, jour longtemps dévolu à l'enseignement religieux. Mais obtenir l'accord des autorités diocésaines, nécessaire selon une loi non-abrogée de 1882, est loin d'être gagné...

S. d'A.