La nouvelle génération de TER bientôt sur les rails

TRANSPORTS Le Régiolis est le nouveau TER qui circulera en France à partir de 2014. Il a été présenté en avant-première ce jeudi à Bordeaux...

Mickaël Bosredon

— 

Le nouveau TER Régiolis d'Alstom, en gare de Bordeaux le 4 juillet 2013
Le nouveau TER Régiolis d'Alstom, en gare de Bordeaux le 4 juillet 2013 — M.B./20MINUTES

Un train «couteau-suisse.» C’est ainsi que le fabricant Alstom présente son Régiolis, la nouvelle génération de trains régionaux qui circulera en France à partir de mars 2014. La région Aquitaine a été la première livrée, ce jeudi matin. Elle a commandé vingt-deux rames au constructeur, qui viendront progressivement remplacer le parc existant jusqu’en 2017. Parallèlement, vingt-quatre Regio 2 N (des trains à deux étages), du fabricant canadien Bombardier, complèteront la flotte de trains régionaux. «Le but est de disposer, d’ici à 2017, de 100% de rames neuves sur l’ensemble de la région Aquitaine» explique Alain Rousset, président PS du conseil régional.

Quelque 183 rames de Régiolis ont été commandées par douze régions à ce jour (dont l’Alsace, l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Paca, Pays-de-la-Loire…), a annoncé le président d’Alstom-Transport, Henri Poupart-Lafarge. «J’espère qu’après avoir vu la réalité, les commandes continueront d’affluer.» L’industriel français fabrique à l’heure actuelle une voiture toutes les dix-huit heures dans son usine de Reichshoffen, et prévoit de passer à une «toutes les sept heures» au pic de la production. Ces trains, ainsi que les Regio 2N, doivent progressivement remplacer l’ensemble des TER les plus vieux actuellement en circulation partout en France, «pour arriver à un parc 100% neuf en France» espère Guillaume Pépy, président de la SNCF, qui avait fait le déplacement à Bordeaux pour cette présentation.

Dix-huit versions possibles

D’un coût moyen entre 6 et 7 millions d’euros l’unité, les Régiolis ont vocation à s’adapter «aux demandes de chaque région» insiste le président d’Alstom-Transport. Ainsi, la région Aquitaine a souhaité des trains équipés d’une première classe, de six espaces à vélos, et d’une longueur de soixante-douze mètres. «D’une capacité de 220 places ils pourront embarquer deux à trois fois plus de passagers que les vieux TER» insiste Alain Rousset. D’autres régions ont fait le choix de trains plus courts (56 mètres) ou plus long (110 mètres). «Il existe à l’heure actuelle dix-huit versions de ce train» précise Olivier Delecroix, responsable du développement commercial du Regiolis. «Mais la différence de coût entre chaque version, réside surtout dans la motorisation. Les trains livrés en Aquitaine seront 100% électriques, mais dans certaines régions, nous sommes obligés de fournir des motorisations bi-mode (diesel-électrique) et cela coûte plus cher.»

L’enjeu pour la SNCF est de se servir de ce nouveau matériel pour réduire considérablement les pannes des rames les plus vieillissantes, âgées de plus de 30 ans. « En Aquitaine, environ 10% des retards sont dus au matériel » explique Olivier Devaux, directeur de la SNCF pour la région Aquitaine-Poitou-Charentes. «L’objectif est de disposer d’un matériel beaucoup plus disponible qu’à l’heure actuelle.»