Le squat Thiers vit ses derniers jours

SOCIAL C'est avant la fin du mois de juillet que le squat va fermer pour laisser la place à un projet d'éco-quartier...

Elsa Provenzano

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Un policier bulgare en mission de médiation dans un squatà Bordeaux.
Un policier bulgare en mission de médiation dans un squatà Bordeaux. — S.Ortola / 20 minutes

Installé sur d’anciennes friches ferroviaires avenue Thiers, c’était le plus grand squat de l’agglomération. Alors que jusqu’à 250 occupants s’y sont entassés, ils ne sont plus que 75 depuis mercredi, date à laquelle, huit familles sont parties dans le cadre du programme de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS). Celle-ci propose un accompagnement actif vers l’insertion. « Elles vont pouvoir quitter leurs logements de fortune et s’installer sur le bassin Bordelais », a indiqué Hubert Weigel, préfet délégué à la sécurité qui a confirmé que la fermeture du squat aurait lieu avant la fin du mois de juillet.

Dernière vague d’intégration

Depuis la fin de l’année 2012, les moyens de la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), chargée d’évaluer en amont les perspectives d’intégration des ressortissants bulgares, ont triplé. « Depuis trois ans, un quart des personnes sont rentrées dans le dispositif d’intégration MOUS après le diagnostic. Et, sur Thiers on atteint trois-quarts », assure Jean-Pierre Descamps, chef de projet du dispositif Mous au sein du centre d’orientation sociale (COS). Il souligne que le taux de réussite pour ceux qui intègrent le dispositif est de 90 % .

« Après le départ des huit familles intégrées à la MOUS, il ne restera sur le site du squat de l’avenue Thiers que des personnes qui objectivement doivent répondre de leurs actes devant la justice ou quitter le territoire », précise Hubert Weigel. L’accélération se fait sentir. Il y a deux semaines 37 baraques ont été détruites après le départ des occupants, pour décourager toute réappropriation.

Et, mi-juin, deux policiers bulgares ont été détachés à Bordeaux pour jouer un rôle d’interprètes et de médiateurs auprès des populations.

Opération de contrôle à Bacalan
« On propose aux ressortissants bulgares l’aide au retour s’ils sont en situation irrégulière et en France depuis plus de 3 mois » explique Laurent Pallier, représentant de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFI I). Outre la prise en charge pour un retour à Sofia, capitale de la Bulgarie, le montant des aides est de 50 euros par adulte et 30 euros par enfant. Il n’est possible de bénéficier de l’aide au retour qu’une seule fois.