Top 14 : Jean-Baptiste Peyras a «l’état d’esprit d’un mort de faim»

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Jean-Baptiste Peyras lors de la reprise de l'entraînement à Bègles le lundi 17 juillet 2013.
Jean-Baptiste Peyras lors de la reprise de l'entraînement à Bègles le lundi 17 juillet 2013. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Sélectionné avec l’équipe de France en 2008 alors qu’il évoluait à Bayonne, Jean-Baptiste Peyras-Loustalet n’a pas connu la carrière qui lui était promise. Aujourd’hui âgé de 29 ans, le Béarnais a été recruté par l’UBB après avoir passé une année difficile à Montpellier et une saison à jouer le maintien en Pro D2 avec Béziers.

Enfin, vous allez retrouver le Top 14…

Je suis très heureux car j’avais fait un pari en quittant Montpellier, en raison de difficultés avec l’entraîneur, pour Béziers qui luttait pour ne pas descendre en Fédérale 1. Ca faisait très peur mais au final, c’était une bonne stratégie car j’ai repris confiance en moi. On m’a donné «les clés du camion» à Béziers et je n’ai pas été trop mauvais. J’ai la chance de rebondir à Bordeaux donc à moi de la saisir. Je suis dans l’état d’esprit d’un mec mort de faim avec beaucoup d’envie et d’enthousiasme. Je vais prendre que du plaisir dans l’effort, l’implication et l’écoute des coaches.

Etes-vous confiant quant à votre intégration dans le groupe ?

C’est mon sixième club en onze ans de carrière professionnelle donc je ne suis pas inquiet. Au niveau de l’intégration, il n’y a pas trop de craintes. Le staff est très aquitain. Le préparateur physique est Béarnais comme moi. Le manageur et l’entraîneur des arrières sont des Landais, il y a un Basque, entraîneur des arrières… moi je suis un Aquitain pur et je me reconnais à travers leur discours.

Vous connaissez du monde dans l’effectif ?

Oui, Cameron Treloar et Rafael Carballo et j’arrive avec quatre ou cinq joueurs que je connais déjà comme Pierre Bernard, Ali Fakaté ou Thibault Lacroix.

Pour un arrière, le jeu ambitieux de l’UBB doit forcément plaire…

Cette équipe de Bordeaux est hyper attractive dans son jeu. On sent une ferveur populaire. Le dernier mois de compétition l’an dernier était énorme, ils ont fini comme un boulet de canon. Il y a beaucoup d’attente des supporters autour de ce club et c’est bien car on a l’impression que c’est une renaissance du rugby à Bordeaux.

C’est la Raison de votre venue ici ?

Exact. Pour le style de jeu qui est proposé. Il y a un minimum de passage au sol et il y a aussi le discours de Vincent Etcheto auquel j’ai adhéré tout de suite. C’est d’ailleurs lui qui est le grand artisan de ma venue à Bordeaux.

Ce retour en Top 14, vous l’appréhendez comme une revanche ?

Non, pas du tout. Je profite… je me suis fait très peur à mon époque montpelliéraine en étant au placard. Aucune revanche, je suis simplement très heureux d’évoluer à nouveau dans ce Top 14 que je connais.