Transferts : «Je n’ai rien reçu pour un seul joueur de Bordeaux» jure Alain Deveseleer

Marc NOUAUX
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Jérémie Bréchet, ici lors d'un match Nancy-Sochaux le 8 janvier 2011,  est la première recrue des Girondins lors de ce mercato.
Jérémie Bréchet, ici lors d'un match Nancy-Sochaux le 8 janvier 2011,  est la première recrue des Girondins lors de ce mercato. — Pol Emile / Sipa

Alain Deveseleer, le directeur général de Bordeaux, fait le point sur le début du mercato et évoque les possibilités de départ de ses joueurs qui ont affiché leurs envies d’ailleurs.

La possible arrivée de Jérémie Bréchet. «C’est un joueur en fin de contrat. Evidemment, tous les joueurs dans cette situation, nous les connaissons. Civelli, Keita, Faubert, Marange… Ce sont les premiers vers lesquels on se tourne. Mais non, il n’y a rien à dire là-dessus. Comme d’habitude, nous regardons certains postes privilégiés et nous restons très discrets.»

Le point sur le mercato. «C’est une blague ? Sérieusement, le mercato n’est pas encore ouvert. Les joueurs sont en vacances. Ca ne bougera pas avant la reprise, ça a toujours été comme ça. C’est un fantasme de journalistes de penser que l’on se dépêche à boucler un mercato avant la reprise. Pour le moment, on a surtout à s’occuper de la clôture des comptes et des obligations du domaine légal.»

L’été sera animé à Bordeaux? «Nous sommes dans une situation de crise économique majeure chez nous et ailleurs. Il y a beaucoup plus d’incertitudes qu’avant. Ca plombe toutes les discussions et les velléités. Je ne sais pas si ça se déclenchera. Le marché se fera sur dix ou quinze postes particuliers, sollicités par les clubs qui jouent la Ligue des Champions. Les clubs anglais vont peut-être bientôt s’agiter, les Allemands aussi… Même en Espagne, ils ne bougent pas. Ca vous donne la tendance… En attendant nous, on ne prendre personne tant qu’on n’a pas de départs. Nous avons déjà 21 joueurs pros pour la reprise. On fera une écurie si on en a plus ? On attaque la saison avec Diabaté, Modeste, Rolan, Saivet en attaque. Il y a beaucoup de clubs qui seraient en position de nous envier.»

Comment gérer les fins de contrat ? Avec douze joueurs à qui il ne reste plus qu’un an de bail et dix auxquels il n’en reste que deux, on s’attend à ce que les choses bougent à Bordeaux. «La notion de fin de contrat n’a plus rien à voir avec ce qu’il se passait il y a quatre ans. Tous les ans, il y en a 150 ou 200 joueurs en plus.»

Comment gérer les velléités de départ ? «Je vous garantis sur la tête de mes quatre enfants que je n’ai rien reçu pour un seul joueur de Bordeaux. Donc ceux qui veulent partir, très bien… mais s’ils n’ont pas de propositions, ils restent chez nous. Si on a une proposition réaliste, on l’étudiera ensemble. Pour l’instant, nous n’avons rien à signaler.»