A Bordeaux, Vincent Feltesse lance une campagne de proximité

POLITIQUE Le député PS et président de la communauté urbaine, s'est officiellement déclaré candidat à la mairie de Bordeaux...

Mickaël Bosredon

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Vincent Feltesse, le 6 juin 2013 à Bordeaux
Vincent Feltesse, le 6 juin 2013 à Bordeaux — S.ORTOLA/20MINUTES

Vincent Feltesse a réuni tous les maires de gauche de la communauté urbaine de Bordeaux, le président de la région Alain Rousset et du conseil général Philippe Madrelle, pour le lancement officiel de sa campagne en tant que candidat à la mairie de Bordeaux, ce jeudi en fin d’après-midi au café du port, rive droite. Le président socialiste de la communauté urbaine n’a pour l’instant pas présenté son projet, ni son équipe de campagne. «Ce sera un projet collectif, et ne vous inquiétez pas, j’ai des idées» a-t-il annoncé. En attendant, il s’est livré à un petit calcul: «Les sondages actuels donnent 55% à Alain Juppé, soit 45.000 voix. Environ un quart d’entre eux votent à gauche dans les autres élections. Il nous faut donc faire basculer 7.500 de ces électeurs de notre côté.»

Pour cela, Vincent Feltesse veut s’adresser «aux 20% de Bordelais en dessous du seuil de pauvreté», aux «jeunes couples» dans une ville où «le taux de places en crèche est de moins de 3 pour 1.000», aux «associations», aux «commerçants de proximité et aux artisans.» «Bordeaux s’est réveillée, c’est une ville à vous couper le souffle de beauté, mais derrière la vitrine, qu’offre-t-on aux habitants?» a-t-il lancé.

«Qu’offre-t-on aux habitants?»

S’il reconnaît à Alain Juppé «un bilan plutôt bon», il lui reproche indéniablement un manque d’équipements de proximité dans la ville, fustige «le strabisme convergent de la municipalité vers des pôles d’excellence», s’inquiète qu’elle ait «de plus en plus recours aux financements privés pour la réalisation d’équipements», dénonce une grande ville à l’arrêt en matière de production de logements sociaux.

Pour Vincent Feltesse, la ville s’est trop concentrée «sur son centre» et aurait délaissé «la périphérie.» «Il faut aller plus loin dans les aménagements, adoucir des secteurs comme la place Ravezies ou la barrière de Pessac.»

Le projet n’est peut-être pas finalisé, mais les angles d’attaque sont déjà bien aiguisés.