Equipe de France : Vincent Etcheto gomme les idées reçues concernant Camille Lopez

Marc NOUAUX

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Camille Lopez lors d'un entraînement avec l'UBB qu'il va quitter cet été pour rejoindre Perpignan.
Camille Lopez lors d'un entraînement avec l'UBB qu'il va quitter cet été pour rejoindre Perpignan. — s.ortola / 20 minutes

Samedi, Camille Lopez jouera son premier match avec les Bleus en Nouvelle-Zelande. Quatre ans après avoir quitté la Fédérale 1 et Mauléon pour rejoindre le rugby professionnel et l’UBB, le Basque va découvrir le très haut niveau. Son entraîneur et mentor depuis quatre saisons, Vincent Etcheto, réagit aux idées reçues le concernant.

Camille Lopez est le fils de Vincent Etcheto. «Ca peut être le fils de Ludovic Loustau (préparateur physique de l’Union) aussi. Mais, c’est surtout le fils de ses parents… Nous, c’est vrai qu’on l’a pris sous tutelle. D’abord le président, Laurent Marti, puis Ludo, puis moi. Mais son vrai papa, c’est lui-même. Il s’est fait tout seul. Il est ambitieux, il a de la mémoire et n’oublie pas ce qu’on lui conseille. C’est un râleur mais parce qu’il ne lâche rien. Il arrive de loin, il faut se rappeler que quand il est arrivé chez nous, c’était un petit gros. Il avait les qualités techniques mais pas physiques. Il a su s’en sortir tout seul. »

Il ne s’adaptera pas à un autre jeu que celui de l’UBB. «Faux. Il va s’adapter. Il est intelligent rugbystiquement. Il est à l’écoute. Il n’a pas de certitudes mais il sait ce qu’il a envie d’apprendre. Le discours de Philippe Saint-André et de Patrice Lagisquet, il le comprendra rapidement. Après, ce sera plus facile pour lui de jouer avec des internationaux. Le ballon sortira plus rapidement, avec plus de rythme et de qualité. Il a le niveau pour élever son jeu.»

Il est trop limité pour le niveau international. «Le seul doute, c’est sa capacité à être bon dans le rythme international. C’est le gros point d’interrogation. Il me tarde samedi pour être devant ma télé. Je vais être comme un gamin qui attend de voir jouer Camille Lopez. On ne sait jamais comment un joueur que l’on a au quotidien va pouvoir s’adapter en sélection. Si les Blacks vont trop vite, ça va être difficile pour lui. S’il sort de là vivant, c’est qu’il est costaud.»

Il n’est bon que quand le jeu avance. «C’est un constat que j’ai fait avec lui. Ce n’est pas un reproche, c’est normal. Il a progressé depuis quatre ans. Il a du bon et du moins bon. Dans le jeu de l’UBB, le demi d’ouverture est une priorité. Donc quand ça va, Camille touche beaucoup de ballons. Après, quand on a été contré, moins en réussite, il n’a pas réussi à mettre la diagonale ou le coup de pied long pour nous faire sortir la tête de l’eau. C’est ce qui lui manque aujourd’hui.»