Coupe de France : La finale, l’aboutissement d’un groupe en fin de cycle pour Bordeaux

Marc Nouaux

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Le capitaine, Jaroslav Plasil (à d.), au club depuis quatre ans, fait partie des candidats au départs à la fin de la saison.
Le capitaine, Jaroslav Plasil (à d.), au club depuis quatre ans, fait partie des candidats au départs à la fin de la saison. — AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT

Une page s’était déjà tournée avec les départs de Gourcuff, Chamakh, Diarra ou Fernando entre 2010 et 2011. L’été 2013 s’annonce comme la fin définitive de l’époque post-titre 2009. Sané, Trémoulinas, Plasil voire Obraniak ont déjà annoncé la couleur. S’ils en ont la possibilité, ils quitteront la Gironde à l’issue de la saison. Le but du club étant de revenir à l’équilibre budgétaire, personne ne sera retenu en cas d’offre satisfaisante.

 La finale de la Coupe de France vendredi contre Evian pourrait donc être la dernière sous le maillot girondin de certains cadres. Cela procure t-il une émotion particulière au capitaine, Jaroslav Plasil, qui a avoué, il y a quelques semaines, vouloir partir ? «Vous avez dit peut-être, répond t-il sèchement. On ne sait pas. Donc on ne va pas en parler. Ca ne sert à rien. Déjà, seulement la Coupe c’est une motivation, c’est suffisant.»

 Le staff a envie de renouveler l’effectif

Confrontés à une certaine routine, certains cadres de Bordeaux semblent démotivés par la perspective de jouer entre la cinquième et la dixième place en championnat et de se contenter de la Ligue Europa. L’agacement de ces joueurs est d’ailleurs perceptible lors de matchs accrochés contre des équipes qui luttent pour le maintien. On ne sent pas la même motivation chez eux que lorsqu’ils rencontrent les grosses cylindrées du championnat. Conséquence, Bordeaux a perdu plus de points chez les équipes de deuxième partie de tableau que contre les meilleurs classés cette saison.

Face à ces comportements en dilettante, le staff technique éprouve l’envie de vendre des joueurs afin de renouveler l’effectif. Cela permettrait aussi à Francis Gillot et ses adjoints, arrivés en 2011 et prolongés jusqu’en 2015, de recruter des joueurs qu’ils ont choisi eux-mêmes. Une nécessité pour leur permettre de construire à leur manière avec des joueurs impliqués à 100 % dans leur projet.

Partir… mais pas à n’importe quel prix

Mais pour vendre, il doit y avoir des acheteurs. Or, contexte de crise économique oblige, le marché des transferts, à quelques exceptions près, ne devrait pas être très agité cet été. «Il faut déjà que nos joueurs soient sollicités, abonde en ce sens, le président bordelais, Jean-Louis Triaud. Pour le moment, il n’y a rien, aucune offre, aucun contact pour personne.»

Si Bordeaux veut vendre, la direction n’entend pas pour autant organiser une opération portes-ouvertes. Sous contrat pour au moins un an encore (2014 pour Trémoulinas, 2015 pour Sané, Obraniak et Plasil), tous les candidats au départ cet été ne trouveront peut-être pas preneurs. Si leur aventure girondine prend fin cet été, certains cadres ont la possibilité de l’achever sur une bonne note en cas de victoire en Coupe de France. Une petite satisfaction au regard du parcours difficile vécu par le club lors des trois dernières saisons.