Ligue 1 : Krychowiak «ne regrette pas» d’avoir quitté les Girondins

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Krychowiak lors de sa seule titularisation en Ligue 1 avec les Girondins le 15 octobre 2011 à Nice.
Krychowiak lors de sa seule titularisation en Ligue 1 avec les Girondins le 15 octobre 2011 à Nice. — P.Aim/iconsport

Formé à Bordeaux, Grzegorz Krychowiak, le milieu de terrain de Reims, qui se déplace à Chaban-Delmas, samedi à 20 h, n’a jamais vraiment eu sa chance en Gironde. Aujourd’hui international polonais et courtisé par Lyon, il ne regrette pas d’être parti plutôt que d’attendre patiemment son tour.

Vous allez enfin jouer à Chaban-Delmas mais… avec Reims…
Oui, pour la première fois je vais découvrir cette pelouse. Je m’y suis déjà échauffé dessus mais je ne suis jamais rentré.

Ce sera un moment particulier pour vous ?
Pas particulier mais un peu spécial, forcément, car c’est contre mon club formateur. Mais c’est un match comme les autres, je ne me prends pas la tête.

Il n’y aura donc pas de sentiment de revanche contre Francis Gillot, qui ne vous avait pas conservé il y a un an et demi ?
De revanche, non. C’est vrai que je n’ai pas eu la chance de jouer à Bordeaux mais ça fonctionne comme ça, le foot. Le coach a fait ses choix, je n’en faisais pas partie. Je me suis dit que la vie ne s’arrêtait pas à Bordeaux.

Vous ressentez de la frustration de ne jamais avoir eu votre chance à Bordeaux ?
Oui, c’est vrai. J’ai été titulaire une fois, c’était au poste de latéral droit à Nice… On ne peut pas dire que c’était la chance de l’année… Il y avait une concurrence forte. Mais je ne me pose pas plus de questions que ça aujourd’hui.

Francis Gillot vous a comparé avec Henri Saivet. Il y a un an et demi, il ne jouait pas mais a su être patient et a progressé au point d’être aligné régulièrement aujourd’hui…
Evidemment, cela aurait été une possibilité. J’aurais pu attendre mon tour mais je suis ambitieux et je veux jouer. J’ai pris la décision de ne pas attendre pour gagner ma place. Je ne peux pas le regretter aujourd’hui.

Vous avez donc fait le bon choix en partant…
Dans un premier temps, venir à Reims m’a permis de jouer régulièrement puis aussi de découvrir l’équipe nationale pour gagner ma place. J’ai aussi la chance de jouer en Ligue 1 maintenant. Peut-être que si j’étais resté à Bordeaux, cela aurait été mieux mais là, tout se passe bien.