Top 14 : Jean-Baptiste Poux a eu «un très bon contact avec Laurent Marti»

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Jean-Baptiste Poux (à d.), le 9 mars 2013 sous le maillot du Stade Toulousain, qu'il a quitté cet été pour rejoindre Bordeaux-Bègles.
Jean-Baptiste Poux (à d.), le 9 mars 2013 sous le maillot du Stade Toulousain, qu'il a quitté cet été pour rejoindre Bordeaux-Bègles. — F. LANCELOT/ SIPA

Malgré trois Coupes du Monde disputées, trois championnats de France et trois H Cup remportés, Jean-Baptiste Poux (33 ans) trouve toujours le moyen de se motiver. Après onze saisons passées à Toulouse, le pilier international (42 sélections), qui jouera pour l’UBB la saison prochaine, explique ce qui l’a poussé à rejoindre la Gironde.

Pourquoi avoir choisi l’UBB ?
J’ai eu un très bon contact avec le Président, Laurent Marti. J’ai été surpris qu’il connaisse aussi bien le rugby. J’avais envie de changer d’univers après avoir eu l’habitude de jouer le haut du tableau. J’ai eu quelques contacts avec des clubs de milieu de tableau mais je préférais signer à Bordeaux, dans une équipe qui produit un beau rugby. De l’extérieur et par rapport à ce que je vois, ce club a une bonne réputation.

Comment percevez-vous cette équipe et ce club ?
Il y a des bons joueurs et même de très bons capables de faire de grosses différences. Il y a un bon état d’esprit et un très beau collectif. C’est plaisant de jouer dans une équipe pareille.

Vous connaissez bien le manageur, Raphaël Ibanez…
Oui, on a joué ensemble en équipe de France, je l’ai eu au téléphone. Ca ne fera pas aussi bizarre que d’être coaché par William [Servat], que j’ai connu au quotidien au club et car il y a eu une coupure depuis qu’il a arrêté en sélection [2007]. Sinon, à part Camille Lopez, mais qui s’en va, et Heini Adams avec qui j’ai joué aux Barbarians, je ne connais personne au club.

Avez-vous suivi les résultats plus particulièrement depuis votre signature ?
Ha oui, j’ai suivi ! J’ai aimé le bon contenu de jeu proposé et vu les bons commentaires autour de cette équipe. C’est un club d’avenir, dans une grande ville donc il y aura plus de facilités que d’autres clubs pour se développer. C’est vrai que cela aurait été difficile s’ils étaient descendus… mais quand j’ai vu leurs matchs, je me suis dit que ce n’était pas possible avec ce jeu et cette équipe.

Qu’est ce qui vous motive encore alors que vous avez déjà tout gagné en club ?
J’ai encore envie de jouer et de gagner des matchs de rugby! J’ai aussi ce besoin de changer d’atmosphère, de rencontrer des gens que je ne connais pas pour avoir une expérience enrichissante. C’était logique que ça se termine à Toulouse après onze ans. Vu mon âge, je préférais partir sur autre chose plutôt que de rester dans ce confort.