Y a-t-il un pilote dans l'avion des JSA Bordeaux?

BASKET Le club bordelais de PROB, relégué en N1 depuis deux matchs, laisse planer le doute sur son avenir...

Marc Nouaux

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Alain Béral (à droite), en compagnie du joueur Boris Diaw, le 19 juillet 2011, au Château Haut-Brion.
Alain Béral (à droite), en compagnie du joueur Boris Diaw, le 19 juillet 2011, au Château Haut-Brion. — STEENKESTE CATHERINE/SIPA

Relégués de Pro B depuis deux matchs. Manque de communication des dirigeants, retards dans le versement des salaires… Bordeaux vit une sale période…

Absence de communication. Pas réputés pour leur sens de la communication, les JSA n’ont fait aucune déclaration une fois la relégation de l’équipe actée. «Le club analyse l’échec et travaille sur la manière de réorienter le projet», répond simplement le directeur général du club, Nicolas Mingant. Une décision devrait être annoncée dans les jours à venir concernant une éventuelle refonte dans l’organigramme du club.

Un président éloigné. Quand le club vacille, l’absence d’un homme fort sur place constitue un handicap. Boris Diaw étant aux Etats-Unis, il ne s’exprime que très peu au sujet des JSA. Au sein du club, on aurait aimé plus de présence de la part du dirigeant. Même à travers une petite déclaration de solidarité sur son compte Twitter, par exemple. Si «Babac» reste concerné au quotidien par les difficultés des JSA, il semble un peu dépassé par les événements. D’où une redistribution nécessaire des prérogatives des uns et des autres afin de retrouver une équipe dirigeante forte.

Des retards de salaires. «On n’a pas l’habitude de faire de commentaires sur les versements des salaires des joueurs.» Si Nicolas Mingant refuse de confirmer que ses joueurs ne sont plus payés depuis un mois, l’information est bien exacte. La situation économique du club n’est donc pas au mieux mais il y a toujours l’espoir d’un repêchage administratif, puisque d’autres comme Saint-Vallier et Denain connaissent aussi des difficultés. Au sein des JSA, certains estiment que sans repêchage sur tapis vert, «ce sera dur de repartir financièrement.»

Un avenir incertain. En attendant l’avenir sportif, qui ne devrait pas être certain avant la fin de l’été, la priorité pour les JSA est de refonder une équipe dirigeante solide. Cela devrait être avec Boris Diaw, qui ne devrait pas quitter un navire qui coule. Si tel était le cas, le club serait alors en très grande difficulté.