Eclaircies dans le ciel des Sogerma

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Les annonces encourageantes pleuvent, en ce début de semaine, sur le site de Mérignac. Lundi, le coprésident d'EADS, Louis Gallois, a été nommé à la tête d'Airbus, après la démission de son PDG, Christian Streiff. Plutôt bien vu de la CGT, l'ancien patron de la SNCF est un peu l'homme providentiel. « C'est plus un industriel qu'un financier », se réjouit Philippe Lozano. Le délégué CGT de la Sogerma, voit par ailleurs dans ce cumul de fonctions un gage de « cohérence » entre le site de Mérignac et Airbus. « La maintenance et la construction aéronautique sont des activités complémentaires », observe-t-il.

Outre cette nomination, le groupe TAT, repreneur de l'activité maintenance de la Sogerma, a précisé lundi son plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Il prévoit de conserver 687 emplois sur le site de Mérignac : 517 pour la maintenance (TAT) et 170 pour la voilure ATR (EADS). Une soixantaine de départs en retraite Fillon ou en préretraite ont par ailleurs été enregistrés. « Ce plan de reprise permet de conserver les emplois et l'outil », note la CGT, qui a néanmoins donné un avis défavorable, de même que les autres organisations syndicales. Elles entendaient par là dénoncer « l'énorme gâchis industriel et humain provoqué par EADS, qui aurait très bien pu conserver cette filiale, car la maintenance aéronautique est en plein boom, assure Philippe Lozano. Les concurrents sont même saturés. Ils commencent à nous envoyer des avions. »

Depuis l'annonce de la fermeture du site par EADS, en mai dernier, 195 personnes ont quitté la Sogerma. Parmi elles, 140 ont bénéficié d'un reclassement au sein du groupe EADS, dont une centaine, selon la CGT, aurait rejoint Airbus à Toulouse. En définitive, seule une quarantaine de personnes attendent encore d'être fixées sur leur sort. « Louis Gallois a promis de leur faire une proposition avant la fin de semaine », précise la CGT.

Marion Guillot