Des cambriolages en série élucidés sur l'agglomération Bordelaise

FAITS-DIVERS Après deux ans d'enquête, la brigade de sûreté d’urbaine (BSU) de Cenon vient de relier une jeune femme interpellée en 2011 à 32 cambriolages…

Elsa Provenzano

— 

Les bijoux sont revendus en boutique.
Les bijoux sont revendus en boutique. — N.GUYONNET / MDS / 20MINUTES

C’est en janvier 2011 que la jeune femme de 26 ans, domiciliée à Lormont, se fait surprendre lors d’un cambriolage qu’elle réalisait dans un pavillon du Haut-Floirac. L’occupant parti promener son chien la croise et prévient la police. Elle prend la fuite au volant de sa voiture mais percute un trottoir un peu plus loin ce qui la contraint à s’arrêter. La BSU qui l’interpelle découvre des bijoux, des ordinateurs portables et du matériel numérique dans son coffre. Une partie seulement de ce butin appartenait à l’homme qui venait de se faire dévaliser. Durant la garde à vue de la jeune femme, une dizaine de victimes sont identifiées. Elle a ensuite été libérée sous contrôle judiciaire et va être convoquée prochainement devant le tribunal correctionnel pour vols avec effraction.

Elle ciblait les pavillons inoccupés en semaine

Quatre enquêteur de la brigade poursuivent les investigations et identifient 22 victimes supplémentaires dans toute l’agglomération Bordelaise.

La BSU est remontée jusqu’aux fabricants d’ordinateurs et a exploré les points de revente comme Easy cash et le crédit municipal. Certains bijoux sans grande valeur n’ont pas pu être identifiés car les victimes de ces vols ne portent pas forcément plainte. Au total les vols ont rapporté plusieurs milliers d’euros à la jeune femme, qui vivait visiblement de ses larcins. Déjà connue des services de police pour d’autres infractions, elle a vraisemblablement agi seule.

«Elle passait bien», raconte un enquêteur. Son apparence était soignée, elle était allée à l’université  et son mode opératoire était bien rôdé. Elle choisissait des pavillons de l’agglomération, dans lesquels elle se rendait dans la semaine et en pleine journée. Elle sonnait à la porte, si quelqu’un se présentait elle prétendait faire du démarchage. Si personne ne venait ouvrir elle cassait la vitre d’une fenêtre, non visible des voisins. Elle revendait ensuite les objets volés sur des communes différentes, même si les enquêteurs ont pu remarquer qu’elle avait parfois dérogé à cette règle, peut être dans un besoin urgent d’argent.