L'atelier des chefs version cosmétiques

BIEN-ETRE Des cours pour fabriquer soi-même ses produits de beauté vont être lancés à Bordeaux...

Elsa Provenzano

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Une herboristerie Bordelaise propose des cours pour confectionner des cosmétiques.
Une herboristerie Bordelaise propose des cours pour confectionner des cosmétiques. — S.Ortola / 20 minutes

Il y a beaucoup de packaging et de marketing sur un pot de crème, c’est ce qui fait monter le prix, car le pot en lui-même n’est pas cher. D’où l’idée de faire le produit soi-même », résume François Petitet, gérant d’Herbéo qui vient d’ouvrir à Bordeaux. La boutique était ouverte, dimanche, pour le festival de la nature qui se tenait ce week-end près de la Grosse Cloche.

Choisir la texture, le parfum

Ancien pharmacien en reconversion et passionné par la botanique, il a eu l’idée de proposer, d’ici un mois environ, des ateliers pour confectionner ses propres cosmétiques à base de produits naturels (plantes, huiles essentielles etc.) Choisir la texture, le parfum et connaître les ingrédients que l’on s’applique sur la peau ; autant d’avantages que souligne François Petitet. « Et puis, il y a un côté ludique, c’est un peu comme l’atelier de chefs », lance-t-il. Bien sûr aucune plante nocive dans les tiroirs de cette herboristerie que François Petitet gère avec son épouse, docteur en toxicologie.

Edwige Assamoi est intéressée par les cours (dont les prix ne sont pas encore fixés). «Je suis massothérapeute et j’aimerais avoir des connaissances en plus sur les plantes. Le fait que le gérant soit pharmacien me semble un gage de professionnalisme», explique-t-elle. Presque sous la Cloche, Sandrine Petit, propose des produits cosmétiques à base d’algues, sous la marque Algalia. « Je pense que ce n’est qu’une mode, faire ses produits de beauté c’est très fastidieux et ma clientèle n’a pas envie de s’enquiquiner », pointe-t-elle. Il faut dire que les algues requièrent une technique particulière: « il ne faut pas faire n’importe quoi, il y a plusieurs familles d’algues », pointe-t-elle. Sur la place Fernand Lafargue, Maud, qui propose tisanes et cosmétiques sur son stand « Les simples sauvages », estime que le phénomène est « encore assez marginal mais en progression et avertit : des précautions sont nécessaires ce n’est pas parce que c’est naturel que ce n’est pas dangereux ».