Le capitaine girondin, Jaroslav Plasil, a marqué contre Montpellier et retrouvé un niveau de jeu qu'il semblait avoir perdu depuis quelques semaines.
Le capitaine girondin, Jaroslav Plasil, a marqué contre Montpellier et retrouvé un niveau de jeu qu'il semblait avoir perdu depuis quelques semaines. — REUTERS/Regis Duvignau

Bordeaux

Ligue 1 : Les raisons du renouveau offensif girondin

FOOTBALL – Samedi contre Montpellier (4-2), Bordeaux a réussi à marquer plus de deux buts sur sa pelouse en Ligue 1 pour la première fois de la saison…

Ils sont revenus de nulle part. Après avoir traversé un désert offensif depuis plus de quatre mois, les Girondins ont passé quatre buts aux Montpelliérains, samedi. On cherche les explications de ce renouveau qui permet à Bordeaux de faire le plein de confiance avant le quart de finale de Coupe de France qui se jouera à Lens, mercredi soir.

Montpellier a servi de sparring-partner. Lorsque l’on a demandé à René Girard si c’était le pressing bordelais qui a gêné son équipe en début de match, le coach montpelliérain s’est montré ironique. «On se rassurera en disant ça… On a fait une première mi-temps indigne.» Victorieux une seule fois lors de leurs cinq derniers matchs, les Héraultais ne sont pas au mieux en Ligue 1 et certains joueurs comme Congré ou Belhanda sont complètement passés au travers de la rencontre. Ce n’est pas la première fois qu’une équipe adverse fait preuve de largesses défensives à Chaban-Delmas mais habituellement, les Girondins ne saisissent pas leur chance. Samedi, ils ont su profiter de la faiblesse de Montpellier pour retrouver la confiance.

Tous les joueurs ont fourni les efforts. «Il faut beaucoup courir et faire beaucoup d’efforts pour y arriver, a lâché le latéral gauche, Benoît Trémoulinas après le match. Quand il y a du mouvement et de la présence devant le but, forcément, on marque.» Emoussés par la répétition des matchs en raison de leur parcours en Ligue Europa et en Coupe de France, les Girondins ont manqué de fraîcheur lors des derniers mois. Le retour à un rythme plus calme, avec un match voire deux par semaine, leur permet de retrouver des automatismes à l’entraînement et aussi une certaine fraîcheur. C’est sans doute la raison du gros pressing effectué en début de match contre Montpellier, ce qui a permis aux hommes de Francis Gillot de se procurer une dizaine d’occasions en première période.

L’orgueil des joueurs a été touché. Depuis quelques semaines, Bordeaux est la cible des observateurs du football français, en raison de son jeu ennuyeux et inefficace. Forcément, les joueurs doivent être lassés d’entendre qu’ils sont incapables de marquer un but. La débauche d’énergie de Trémoulinas, Plasil ou Obraniak, des cadres qui étaient discrets depuis de longues semaines, prouvent qu’ils ont sûrement été touchés dans leur orgueil. Leur performance a prouvé qu’ils étaient capables de réagir. «Ne parlons pas trop vite, tempère le capitaine, Jaroslav Plasil. On va déjà se contenter de cette victoire.» Un discours de prudence suivi par Trémoulinas. «C’est prometteur mais j’espère qu’on va le faire jusqu’à la fin. On ne va pas s’enflammer car c’est dur aujourd’hui.» Les Bordelais savent qu’ils sont capables d’être efficaces. A eux de fournir les efforts nécessaires pour que cela soit plus qu’un coup d’un soir.

La préparation du match à Lens. A quatre jours d’un déplacement capital en quart de finale de Coupe de France à Lens, Bordeaux devait absolument se rassurer. Francis Gillot avait hésité entre aligner une équipe remaniée ou titulariser ceux qui joueront à Lens. Il a finalement choisi la deuxième option, espérant préparer au mieux le rendez-vous de mercredi. «C’est encourageant, surtout pour le match de mercredi, a apprécié le coach girondin. Il faudrait garder la même efficacité offensive et rectifier par rapport aux deux buts que l’on a pris, qui étaient facilement évitables.» Bordeaux peut désormais travailler plus sereinement, tout en se méfiant d’une possible rechute. La marge de manœuvre n’est pas assez grande pour se permettre le moindre relâchement.