Top 14 : A quoi va ressembler la future UBB ?

Marc Nouaux

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L'UBB visera encore plus haut que le maintien la saison prochaine.
L'UBB visera encore plus haut que le maintien la saison prochaine. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

L’UBB presque maintenue, il est temps de se pencher sur le profil de la future équipe. Avec douze nouveaux joueurs, sans compter d’éventuelles autres recrues, le visage va forcément changer. Entre renouvellement de l’effectif, recherche de sponsors nationaux et nouvelle orientation voulue par le manageur, le club bordelo-béglais va essayer d’entrer dans une nouvelle ère.

Un effectif largement remanié. Douze pré-contrats signés, une quinzaine de départs actés, l’UBB renouvelle ses hommes. Hormis Purll et Lopez, ce sont plutôt des remplaçants voire des réservistes qui vont quitter le club. Et pour les remplacer, des titulaires en puissance comme Fakaté, Poux, Tuifua, Luafutu, ou encore Bernard et une volonté de renforcer le poids du pack avec huit avants en renfort. La crainte pourrait être de voir cette équipe produire moins de jeu en ayant des avants plus forts physiquement mais moins à l’aise ballon en main. Mais il est de toute façon clair que l’UBB a besoin de se densifier physiquement pour franchir un palier la saison prochaine. Le staff attend toujours l’arrivée d’un nouvel ouvreur pour compenser le départ de Sanchez avec l’Argentine au four-nations et peut-être aussi d’un autre pilier droit.

Ibanez veut encore plus de professionnalisme. Dans une interview accordée à Midi Olympique, le manageur, Raphaël Ibanez, a glissé quelques phrases qui ne peuvent passer inaperçues. « J’ai connu en Angleterre une organisation très cadrée. Le plus important est de construire sur les hommes et, pour cela, il faut qu’ils soient placés dans un environnement propice. C’est à ce niveau là qu’il y a des progrès à faire et je compte avoir une réflexion à ce sujet avec le président. » En clair, l’ancien capitaine de l’équipe de France aimerait voir son groupe davantage protégé, peut-être avec une communication plus verrouillée et moins d’allers et venues autour de Moga. Ce serait un tournant clair en termes d’accessibilité pour un club qui se distingue par sa disponibilité, dont il fait d’ailleurs sa marque de fabrique.

 La nécessité de grandir dans les structures. A la fin du mois d’avril, le président, Laurent Marti, sera à Paris pour y rencontrer une cinquantaine de grands entrepreneurs. Son but est de convaincre des grands groupes nationaux d’investir dans son club afin d’atteindre les quinze millions d’euros de budget la saison prochaine. Une étape nécessaire dans la construction du club car Marti ne pourra pas arriver tout seul à faire grandir l’UBB. Pour parvenir à attirer du monde, le club devra se doter d’un plus grand stade d’ici deux ans. Les délocalisations à Chaban-Delmas ne seront en effet plus possibles après 2015, date de livraison du nouveau Grand Stade. Comme ce dernier sera financé à moitié par les Girondins, le rugby ne devrait pas y trouver autant sa place qu’à Chaban-Delmas. Dans cette optique, la construction d’un nouveau stade à Bègles où le passage de 9 000 à 19 000 places du stade Moga doit être envisagée. Pour rappel, grâce aux délocalisations à Chaban-Delmas, l’UBB est la quatrième affluence du Top 14 derrière Toulouse, Clermont et le Stade Français. Un atout indispensable pour les recettes de billetterie.