Bordeaux: pas de hausse d’impôt en 2013

FISCALITE Alain Juppé a annoncé vendredi qu'il n’y aura pas de hausse de la fiscalité locale dans sa ville cette année, même si «le contexte se dégrade»...

Mickaël Bosredon

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Alain Juppé, le 17 janvier 2013 à Bordeaux.
Alain Juppé, le 17 janvier 2013 à Bordeaux. — PASTOR/SIPA

Le conseil municipal de Bordeaux du lundi 25 mars sera, en partie, consacré au vote sur les taux des impôts locaux. Le maire Alain Juppé a annoncé ce vendredi que la fiscalité n’augmenterait pas dans sa ville en 2013, même si les bases, décidées par l’Etat, sont, elles, en hausse. «C’est la quatrième année consécutive que nous ne touchons pas aux impôts locaux, et en dix ans ils ont augmenté de 4,58%, contre 13,2% en moyenne dans les grandes villes de France» a souligné l’élu. Alain Juppé a toutefois reconnu que ces impôts restent «élevés» à Bordeaux.

Il a surtout souligné la «baisse des contributions financières de l’Etat aux collectivités depuis dix ans» et s’inquiète de «l’accélération de cette baisse» à partir de 2013 et jusqu’en 2015. «Cela va nous compliquer la tâche, d’autant plus qu’on nous impose des dépenses supplémentaires» explique le maire, faisant référence, notamment, à la réforme des rythmes scolaires. «Le contexte se dégrade», a-t-il prévenu.

Le désendettement de la ville, lui, se poursuit, puisque «l’encourt de la dette était de 266 millions d’euros en 1996, il n’est plus que de 200 millions d’euros.» L’investissement s’est en revanche accéléré, puisqu’il a doublé ces dernières années, pour arriver à près de 100 millions d’euros en 2013. «Les équipements de proximité sont prioritaires» a insisté Alain Juppé: «les grands équipements, à savoir le futur stade, la Cité municipale et la Cité du vin, ne représentent que 20 millions d’euros cette année.»

La ville emprunte désormais à 3,90% sur 15 ans. «Cela reste cher, mais c’est sans comparaison avec les taux d’il y a dix ans.»