Des HLM bientôt dotés de jardins d'hiver

Elsa Provenzano
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Des agrandissements de 20 à 30 m2, sous forme de jardins d'hiver. 
 
Des agrandissements de 20 à 30 m2, sous forme de jardins d'hiver.   — G.ARROYO / 20 MINUTES

Le projet va apporter une bouffée d’air aux habitants du Grand-Parc. De 20 à 30 m2 d’extension sont prévus pour chacun des 530 appartements visés par l’opération de régénération du quartier, présentée ce lundi. Des transformations similaires ont eu lieu sur la Tour Bois-le-Prêtre à Paris et à Saint Nazaire mais le chantier Bordelais se distingue par son ampleur puisqu’il concerne trois barres d’immeubles, hautes de 15 étages. Les premiers travaux débuteront à l’automne 2013 pour s’achever en 2015. Un appartement témoin a été installé pour permettre aux habitants de découvrir le projet.

Le prix des loyers inquiète

En 2006, les tours étaient vouées à la destruction. « Mais ces appartements, de la fin des années cinquante, ont des qualités de luminosité et vont proposer de belles vues à partir du 5e étage, même si les proportions sont un peu petites. On a donc souhaité les conserver », remarque Bernard Blanc, directeur général d’Aquitanis, l’office public de l’habitat de la Communauté urbaine de Bordeaux
(CUB). « Ce type d’opération permet de gagner 30 % de surface supplémentaire et de valoriser le Grand-Parc », souligne Vincent Feltesse, président de la CUB. « Seule l’ancienne loggia de 4 m2, qui passe dans la partie chauffée avec la transformation va impliquer une hausse mécanique des loyers », assure Bernard Blanc. Il pointe aussi une économie de 60 % sur le chauffage grâce aux qualités énergétiques de la véranda. Djillali Rahmani, 49 ans, est né dans cette tour.que son père a contribué à construire. S’il reconnaît un gain de confort, il pense à partir devant les problèmes de délinquance et l’augmentation du loyer. « Pour moi, ils jouent sur les mots en parlant d’équilibrage avec la baisse de la facture de chauffage. Mon loyer va passer à 600 euros et c’est trop », explique-t-il. Samia, 23 ans, une habitante, s’inquiète moins de la hausse du loyer que des problèmes de sécurité dans le hall. Mais Bernard Blanc croit dur comme fer au projet : « tout Bordeaux va vouloir habiter ici ! ».

L’opération coûte 32,3 millions d’euros
L’extension représente un investissement d’environ 60 000 euros par logement, une somme deux fois moins élevée que s’il s’agissait de construire un logement neuf. Aquitanis, l’office public habitat de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) finance environ 25 millions d’euros, la CUB 6,2 millions d’euros et le conseil régional 795 000 euros.