La Sogerma sauve les meubles

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La première partie du feuilleton Sogerma se termine bien. La direction a présenté mercredi, lors d'un comité central d'entreprise, la réorganisation du site mérignacais avant la cession des parts au repreneur, le groupe TAT, qui sera définitive début 2007.

Finalement, 686 emplois seront maintenus, au lieu des 500 annoncés par EADS, la maison-mère. Cinq cent quinze salariés seront repris par le groupe TAT pour la maintenance et 171 resteront à la Sogerma. Les départs à la retraite concerneraient 54 employés et 162 salariés ont une solution de reclassement. Une centaine de postes, administratifs pour la plupart, resteraient sur la sellette. « C'est paradoxal, fait remarquer Philippe Lozano, délégué CGT, il va nous manquer des postes pour la production : à cause du plan de mobilité, des ouvriers compétents sont partis. » Si l'intersyndicale se réjouit d'avoir sauvé la majorité des postes, elle déplore ce « gâchis industriel » et pense que le but d'EADS était de se débarrasser de la maintenance, pourtant en pleine croissance. « Au niveau international, ce marché est très porteur, son évolution est de 5,3 % par an », indique Philippe Lozano. Pour cette raison, il espère qu'avec le repreneur, les effectifs de la Sogerma seront amenés à s'accroître. « Mais on reste vigilant, ajoute-t-il, car on ne veut pas que les salariés perdent leurs avantages et surtout, on ne veut pas que le site soit revendu pour faire une plus-value. »

Orianne Dupont