Les ostréiculteurs à l'arrêt pour l'honneur

©2006 20 minutes

— 

Toujours le même mot d'ordre sur le bassin : pas de commercialisation, tant que l'image de marque de l'huître arcachonnaise n'aura pas été redorée. Les ostréiculteurs feront le point demain après-midi, à Lanton. Ils attendent le résultat de l'autopsie de l'homme de 61 ans, décédé après avoir – entre autres – mangé des huîtres, et ce malgré l'interdiction de vente et de consommation effective du 31 août au 14 septembre.

Pour l'heure, on ignore toujours ce qui a fait mourir les souris cobayes de l'Ifremer durant cette période. Une question posée par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui organise aujourd'hui à Paris une réunion sur le sujet. Pour le moment, la confusion règne. Les ostréiculteurs remettent en cause la fiabilité des tests souris, alors que la communauté scientifique les défend. « Il ne faut pas jouer avec le feu, insiste le professeur Creppy, directeur du laboratoire de toxicologie de Bordeaux-II. Si les souris meurent, c'est qu'il y a quelque chose de toxique dans l'eau. Et certaines toxines marines peuvent être mortelles. »

Marion Guillot