Les HLM soignent l'environnement

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« Le logement social fait évoluer les normes de confort », estimait hier Agnès Charousset, directrice du pôle habitat à l'Agence d'urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine (A'Urba), à l'occasion du Congrès de l'union sociale pour l'habitat. Les bailleurs sociaux présents se sont interrogés sur la question du développement durable et des économies d'énergie mis en pratique depuis les années 1970. « La consommation énergétique du parc HLM est de 30 % plus basse que celle de l'ensemble du parc français », confirmait, hier, le directeur général du bailleur SDH.

Après le premier choc pétrolier en 1973, le logement social s'est vite intéressé à la maîtrise de la consommation d'énergie : il a été le premier à développer l'isolation par l'extérieur et les fenêtres en PVC. « Les bailleurs ont été obligés de mettre ça en place pour réduire les charges de leurs clients qui risquaient de ne plus être solvables pour payer les loyers. La prise de conscience était surtout économique », commente Agnès Charousset.

Aujourd'hui, la question de l'impact sur l'environnement a repris le dessus. « On est très sollicité par les bailleurs sociaux, avant c'était pour la maîtrise de l'énergie et maintenant, c'est pour l'utilisation des énergies renouvelable, reconnaît Eric Aufaure, animateur du pôle énergie à l'Ademe. Puis, les bâtiments doivent être conformes à la réglementation thermique 2005 [ensemble de contraintes imposées aux constructeurs qui visent à une meilleure performance énergétique]. Mieux vaut anticiper que de refaire des travaux d'isolation. » Seulement ces investissements représentent un surcoût qui oscille entre 2 % et 5 % par logement. « C'est un obstacle mais le problème est pris à bras-le-corps : des subventions spéciales sont créées », explique Agnès Charousset. D'ailleurs le Conseil général de la Gironde aide les bailleurs qui respectent 3 des 10 critères de l'Agenda 21 fixé par le département.

Orianne Dupont