La LGV Tours-Bordeaux montrée du doigt par Ambarès

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La mairie d'Ambarès-et-Lagrave se rebiffe contre la ligne à grande vitesse (LGV) qui relie Tours à Bordeaux. La municipalité a saisi le Conseil d'Etat car le décret d'utilité publique ne prévoit pas de financement pour réaménager les deux quartiers qui pâtiront de la future voie. « Réseau ferré de France (RFF) finance la voie mais pas ses alentours, alors que des habitations et des commerces vont disparaître. Il faudrait construire des places de stationnement et réhabiliter la halte TER », s'insurge Michel Héritié, le maire (PS) d'Ambarès-et-Lagrave. RFF reconnaît que cette ville est confrontée à des problèmes particuliers, puisqu'elle réceptionne l'arrivée de la LGV. Cependant, si l'Etat s'engage sur certains types de travaux, les aménagements connexes dépendent d'autres financements, auxquels participeront plusieurs partenaires, dont RFF. Le Conseil d'Etat tranchera. Si le calendrier est respecté, le premier coup de pioche devrait avoir lieu début 2009.

Orianne Dupont