Les JSA ne veulent pas encore s'avouer vaincus

Marc Nouaux

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Le capitaine, Elisabeth-Mesnager.
Le capitaine, Elisabeth-Mesnager. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Les JSA ont enfin gagné un match ! Mardi, ils se sont imposés sur le parquet de Fos-sur-Mer (61-84) en 16es de finale de la Coupe de France. Après cette victoire, les Bordelais, toujours derniers de Pro B, ont retrouvé un peu d'espoir dans la course au maintien.

G La spirale de la défaite est enrayée. Même si c'est une victoire en coupe, contre une équipe de Fos diminuée, les JSA ont enfin stoppé leur série de huit défaites consécutives. «Elle va faire du bien pour la confiance», estime le meneur bordelais, Gauthier Darrigand. La victoire permet aussi de regonfler le moral d'un groupe qui «a pris un gros coup sur la tête», selon son coach, Alexandre Palfroy, après la défaite du week-end dernier contre Nantes.

G L'effectif est enfin stable. Entre les changements de coachs et les mouvements de joueurs pendant les mois de novembre et décembre, l'équipe a manqué de stabilité. Aujourd'hui, il ne manque que Carter, blessé et remplacé par Wyatte. «Depuis un moment, on se cherche, reconnaît Darrigand. On n'a pas de repères, car les joueurs changent tout le temps. Maintenant, on commence à y voir plus clair. A Fos, on a réussi à reproduire des choses qui avaient été travaillées à l'entraînement. Ça veut dire que l'équipe se connaît mieux.»

G Les concurrents n'avancent pas. La lecture du classement peut rassurer les Bordelais. Les deux équipes qui les précèdent au classement, Charleville et Denain, restent sur quatre défaites consécutives et n'ont que trois victoires d'avance sur eux. Denain est d'ailleurs en chute libre depuis que ses Américains ne jouent plus, faute de pouvoir les payer. Confronté à de gros problèmes financiers, le club nordiste pourrait d'ailleurs ne pas finir la saison. Il resterait tout de même encore une équipe à doubler pour se maintenir. «On regarde les résultats de nos adversaires directs particulièrement, explique Darrigand. Mais il faut penser que nous avons notre destin entre nos mains, sans se soucier des autres.» ■