Les défis des clubs bordelais

Marc Nouaux

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Maintien dans l'élite, qualification en Coupe d'Europe, accession à la division supérieure, qualification pour les barrages… les objectifs des clubs bordelais sont variés pour cette deuxième partie de saison. Zoom sur les enjeux de 2013.

Septièmes de L1 avant de débuter la phase retour, les hommes de Francis Gillot font une première partie de saison correcte. Calés derrière Rennes, Valenciennes et Lorient, ils ont pour objectif d'être dans les cinq premiers à la fin. «Le championnat, c'est notre pain quotidien, estime le capitaine, Jaroslav Plasil. Il faut que l'on y soit performant si l'on veut rejouer la coupe d'Europe l'année prochaine.» L'Europe, un terrain sur lequel les Girondins peuvent briller cette année. Les 14 et 21 février, ils ont une double confrontation contre le Dynamo Kiev en 16es de finale de Ligue Europa. En cas de qualification, ils affronteront Leverkusen ou Benfica en 8es. De belles affiches en perspective. En attendant, il y a l'aventure en Coupe de France avec un 16es de finale à jouer à Moulins (CFA). Toutefois, avec un effectif limité en nombre, Gillot devra sans doute faire des choix en abandonnant une compétition en cours de route.

Pour la première fois de leur histoire, les Stadistes ont atteint les 16es de finale de la Coupe de France. Le 22 ou le 23 janvier, ils recevront Lens (L2), ce qui garantira une belle exposition médiatique. «La coupe de France n'est qu'un leurre, prévient le président, Alain Fournier. C'est bien pour l'image mais ça n'aide pas à aller plus haut. Il faut surtout se maintenir en CFA.» Relégable dans son championnat, le Stade Bordelais doit avant tout assurer son maintien s'il veut s'affirmer comme la deuxième puissance derrière les Girondins.

Promues en Top 10 l'été dernier, les lionnes du Stade Bordelais n'ont qu'un objectif en tête, le maintien. Avant-dernières, elles devront réussir quelques exploits si elles veulent rester dans l'élite du rugby féminin.

Les Bordelais, derniers de Pro B avec seulement deux victoires, vivent une saison cauchemardesque. Entre blessures, changement de coach et renouvellement d'effectif, les JSA ne parviennent pas à se stabiliser. Il faudrait maintenant un miracle pour que l'équipe parvienne à se maintenir, même si le calendrier sera plus favorable lors des matchs retour. Denain, menacé de ne pas pouvoir finir la saison en raison de problèmes économiques, ainsi que Charleville possèdent déjà trois victoires d'avance au classement.

Les Boxers vivent une première partie de saison mitigée. Septièmes de D1, ils sont pour l'instant en lice pour une qualification en play-offs. Armés pour atteindre cet objectif, les Bordelais ont tout de même perdu leur coach, Dimitri Folkine, pour raisons personnelles, il y a deux semaines. L'homme à tout faire du club, Stéphan Tartari, a donc repris du service à la tête de l'équipe et aimerait regoûter aux joies des play-offs comme ce fut le cas il y a deux ans. A dix journées de la fin, les Boxers ont deux points d'avance sur le premier non-qualifiable, Anglet, et trois points de retard sur Nice (4e).

«On est bien par rapport aux objectifs fixés mais les temps à venir risquent de ne pas être ensoleillés.» Emmanuel Mayonnade, le coach des filles de Mios-Biganos, se méfie avant d'entamer la deuxième partie de championnat. Si son club est cinquième de la Ligue féminine, synonyme de qualification pour les play-offs, il déplore de nombreuses blessures. «On est en souffrance quantitativement, poursuit le coach miossais. Je ne sais pas comment on va être capable de surnager dans ce contexte.»

Deuxièmes de N1 à un point de Saintes qu'ils recevront en fin de championnat, les Girondins sont bien placés pour accéder à la D2. Le directeur général du club, Geoffrey Cassagne, affirme les ambitions du club. «On est dans les clous. L'objectif est d'être dans le haut du tableau. On a terminé deux fois deuxièmes donc cette année, on veut monter. On a le potentiel pour le faire.» ■