La région en première ligne de l'épidémie de gastro

Elsa provenzano

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L'Aquitaine se place au premier rang des régions touchées par l'épidémie de gastro-entérite. Dans la région, le nombre de cas a été estimé à 743 cas pour 100 000 habitants durant la dernière semaine de décembre, sachant que le seuil épidémique est fixé à 282 cas pour 100 000 habitants. Cette veille sanitaire est assurée par le réseau national Sentinelles, composé de médecins généralistes. «C'est très habituel de voir cette épidémie se déclarer entre fin décembre et début janvier. Mais, normalement, les vacances freinent la propagation, (puisque les enfants quittent les structures collectives), et cela n'a pas été le cas cette année», commente Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau Sentinelles et spécialiste en santé publique.

Les fêtes sont, elles, toujours propices au développement du virus puisque les gens se déplacent davantage et côtoient plus de personnes pendant cette période. Si l'Aquitaine ouvre le bal, de plus en plus de régions commencent à être touchées. «On est au démarrage de l'épidémie, qui va poursuivre sa phase ascendante. Le pic devrait être atteint d'ici une à deux semaines», estime Thierry Blanchon. Au total, une épidémie de gastro-entérite dure en moyenne huit semaines. L'âge moyen des malades est estimé par le réseau à 32 ans sur des patients âgés de 4 mois à 98 ans. «C'est une médiane assez basse. Ce sont surtout des enfants, moins immunisés que les adultes contre ce virus hivernal, qui sont touchés.», précise Thierry Blanchon. Robert Naoum, médecin généraliste à Bordeaux, a vu des patients se plaignant de maux de ventre défiler dans son cabinet. «Il y a un peu plus de cas que les autres années et j'ai constaté aussi des formes assez sévères du virus». Pour prévenir la transmission du virus, il est recommandé de se laver fréquemment les mains. ■