Les élèves handicapés ont leur place en cours

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Sébastien est élève au collège Georges-Lapierre, à Lormont. Il veut travailler dans l'environnement, aime l'histoire-géo et l'anglais et a fait un stage l'an dernier à la Communauté urbaine de Bordeaux. Un élève comme les autres, en somme. Pourtant, l'année dernière, Sébastien était en unité pédagogique d'intégration (UPI), un dispositif qui facilite l'adaptation scolaire de collégiens présentant un handicap et dont le niveau relève du cours élémentaire. Il en existe dix-neuf en Gironde, dont trois qui ouvrent cette année à Coutras, Blanquefort et Cenon.

Les cours sont dispensés au sein du collège par un instituteur spécialisé et un auxiliaire de vie scolaire. « Nous travaillons toutes les matières, on doit coller au maximum au programme car le but est d'intégrer des élèves à certains cours du collège dès la semaine de la rentrée », explique l'instituteur du collège Lapierre. Cette année, ce sont 200 élèves girondins qui ont fait leur rentrée en UPI. Après leur scolarité en unité pédagogique d'intégration au sein des collèges, les élèves entrent dans des instituts médico-professionnels, des sections d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), des centres d'aide par le travail, des centres de formation d'apprentis ou des lycées professionnels. « Les résultats sont bons, affirme Sylvie Loiseau, inspectrice d'académie adjointe, un élève porteur de la trisomie 21 a même poursuivi ses études jusqu'au lycée hôtelier d'Arcachon. »

Orianne Dupont

« L'évolution est visible. Certains parents laissent même leurs enfants venir seuls en bus alors qu'avant, c'était impensable », commente Alain Cano, le principal du collège Georges-Lapierre.