Les contrôles renforcés sur les routes de Gironde

SECURITE Le nombre de morts sur les routes est en hausse en 2012 dans le département...

Mickaël Bosredon

— 

Opération de contrôle routier de la gendarmerie, près de Bordeaux, le 12 décembre 2012
Opération de contrôle routier de la gendarmerie, près de Bordeaux, le 12 décembre 2012 — S.ORTOLA/20MINUTES

Stopper l’hémorragie. Avec 88 tués sur les routes du département depuis le début de l’année, le bilan de l’année 2012 risque d’être plus lourd que celui de 2011, où l’on enregistrait, à la même date, sept morts et soixante blessés de moins. Le mois de novembre a été catastrophique: seize tués, contre un seul pour le mois de novembre 2011. «Devant ce bilan, le préfet a décidé de mobiliser les effectifs de police et de gendarmerie d’ici à la fin de l’année» dit-on à la préfecture de la Gironde. «Il va y avoir une grosse présence sur les routes» prévient-on.

De plus en plus d’excès de vitesse

Mercredi en fin d’après-midi, l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR) occupait le terrain sur la RN10, à Marsas, à environ une demi-heure de Bordeaux. Objectif:  traquer les excès de vitesse, notamment ceux supérieurs de 40 km/h à la vitesse autorisée. «Il y en a de plus en plus, confie le commandant Alexandre Dessaïse, chef d’escadron. Nous assistons à un relâchement des comportements, et à un manque de vigilance et d’anticipation des usagers.» Et le gendarme de rappeler qu’une telle infraction coûte «le retrait immédiat du permis de conduire, une suspension de deux à six mois, et une comparution devant le tribunal de police. Les contrevenants sont souvent surpris, et ont généralement du mal à accepter la sanction, surtout en cette période de fin d’année. Mais elle est à la hauteur du risque encouru.»

Selon le dernier bilan de la préfecture, l’alcool et les stupéfiants sont présents dans 31 % des accidents mortels, la vitesse dans 26 %.

C’est le réseau routier secondaire qui est le plus concerné. «Souvent, il s’agit de routes bien connues des personnes victimes ou en causes dans les accidents» remarque le chef d’escadron. La majorité des accidents a lieu «entre 15 h et 21 h». Le commandant en appelle au « bon sens » des usagers, «surtout en cette période où la visiblité est souvent mauvaise en raison du brouillard ou de la pluie.»