Dangers dans les sous-bois

SANTE Les intoxications dues à l'ingestion de champignons vénéneux sont assez nombreuses dans la région. L'institut de veille sanitaire délivre certaines recommandations aux cueilleurs...

Elsa Provenzano

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Les cèpes sont souvent confondus avec les bolets.
Les cèpes sont souvent confondus avec les bolets. — CHANTELAT/SIPA

Depuis juillet, 55 cas d’intoxications dues aux champignons ont été répertoriés en Aquitaine par l’institut de veille sanitaire. Un chiffre qui place l’Aquitaine au 6e rang au niveau national. Sur les cinq décès dénombrés en France entre juillet et début novembre, un est survenu sur le territoire aquitain au mois d’octobre. « Le pic de l’épidémie a eu lieu entre le 8 et le 28 octobre car les conditions météorologiques étaient favorables à la pousse des champignons », explique Patrick Rolland, responsable de la Cire Aquitaine, cellule de l’institut national de veille sanitaire en région Aquitaine.

 Repérer les champignons comestibles

La principale cause d’intoxication est la confusion entre les espèces de champignons. « Il y a une cousine de l’amanite phalloïde qui ressemble à s’y méprendre à un champignon de Paris », précise à titre d’exemple Patrick Rolland. La première recommandation est donc de ne pas ramasser les champignons qu’on ne connaît pas et de se renseigner auprès des pharmaciens en cas de doute. La cueillette à proximité de sites pollués (zones industrielles, décharges etc.) est aussi à proscrire. Il faut consommer les champignons en quantité raisonnable et jamais crus. « Les symptômes d’intoxications apparaissent dans les douze heures, il peut s’agir de diarrhées, de vertiges, de tremblements, de troubles de la vue et parfois dans les cas les plus graves d’atteintes du foie », explique le responsable de la Cire. La surveillance menée par l’institut et le centre antipoison, entamée en juillet, se poursuit jusqu’en décembre car un autre pic reste possible. « En 2011, deux pics épidémiques avaient été enregistrés : en juillet et en novembre. Ce qui avait porté le nombre d’intoxications à 161 », rappelle Patrick Rolland, qui précise cependant qu’il s’agissait d’une année particulière.

Centre antipoison

En cas d’intoxication, il faut joindre le centre antipoison régional ou le 15 au plus vite. Il est conseillé de noter l’heure de son dernier repas et de conserver les restes de la cueillette. Pour joindre le centre de Bordeaux : 05 56 96 40 80