Laurent Marti, l'ambitieux de l'Union

RUGBY Président de l'Union Bordeaux-Bègles, l'industriel du textile vise le titre de champion de France à moyen terme...

Romain Baheux

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Le président de l'Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti.
Le président de l'Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti. — S.ortola / 20 minutes

Cela semble presque banal maintenant. Opposée au Stade Français samedi à Chaban-Delmas, l’UBB est désormais rodée à ces rencontres dans l’enceinte bordelaise, loin du temps où elle réussissait péniblement à rameuter trois mille personnes à Moga en Pro D2. Entre ces deux ères, un trait d’union : Laurent Marti. Président de l’UBB, le Bergeracois est l’un des artisans de l’émergence du club girondin. «Il a fait à l’Union ce qu’il a fait dans son entreprise, décrit l’ancien arrière de l’UBB (2007-2012) Laurent Ferrères. Il est parti de pas grand chose pour l’amener bien plus haut.»

En 2010, il jette presque l'éponge

 Quand il prend la présidence de la jeune Union en 2006, Marti s’investit à fond dans le projet. Dirigeant d’une société majeure dans l’industrie du textile, Top Tex, il est en-dehors des bisbilles entre Bordelais et Bèglais. «Il y avait encore des fêlures après la fusion du Stade Bordelais et du CABG. Il apportait un regard nouveau», se souvient Laurent Courbu, alors président de la CCI de Gironde. Convaincu du potentiel de l’Union, Laurent Marti ne flanchera qu’une seule fois quand il annonce son départ du club en 2010 avant de se rétracter quelques semaines plus tard. Un an et demi plus tard, le club monte en Top 14 pour la première fois de son histoire. Une première étape pour un homme déterminé qui annonce viser le Brennus à moyen terme. «Son discours est rectiligne, souligne Franck Joandet, adjoint aux sports bèglais. Il n’a pas la chaleur rondouillarde de certains dirigeants du Sud-Ouest qui changent souvent d’avis. »

Samedi, il regardera ses joueurs tenter de redresser la tête contre le Stade Français. Il a lui-même supervisé le recrutement de chacun d’entre eux. «Il est très impliqué dans le sportif et s’y connait en rugby. Il est présent mais pas étouffant, poursuit Ferrères. Il n’est jamais intervenu dans la composition de l’équipe.» Il en laisse le soin à Raphaël Ibanez, celui chargé d’amener au sommet son club.