Quand l’avion et la voiture travaillent ensemble

Auto Renault et Airbus échangent leurs compétences pour développer des batteries plus légères et moins chères.

Stéphane Lémeret
Renault et Airbus s'associent pour la recherche sur les batteries
Renault et Airbus s'associent pour la recherche sur les batteries — DR

A l’instar de l’automobile, le secteur de l’aviation civile doit aussi se réinventer pour parvenir à la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les avionneurs doivent donc se creuser les méninges pour trouver de nouvelles solutions, à l’instar d’Airbus, qui a déjà réalisé des tests avec un A330 alimenté par du carburant à base… d’huile de friture. Airbus travaille également sur une propulsion à hydrogène, notamment pour l’A380.

Batteries solides

On apprend aujourd’hui, par le biais d’un communiqué commun, que Renault et Airbus ont passé un accord pour une technologie hybride qui pourrait profiter aux deux sociétés dans leurs activités respectives. L’objectif principal de ce partenariat est de développer les technologies liées au stockage de l’énergie. Plus précisément, il s’agit de doubler la densité énergétique des batteries d’ici 2030, en passant de cellules actuelles chimiques (lithium-ion) à des conceptions entièrement solides. Sur un avion, les batteries électriques seraient notamment mises à contribution durant la phase de décollage, avant de se recharger durant le vol.