OnlyFans s’apprête à bannir les images et vidéos pornographiques

APPLICATION La plateforme connue pour ses contenus érotiques et pornographiques a annoncé jeudi être dans l’obligation de changer son règlement pour assurer sa pérennité

20 Minutes avec AFP
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Ilustration plateforme OnlyFans
Ilustration plateforme OnlyFans — STRF/STAR MAX/IPx/AP/SIPA

Cachez ce sein... OnlyFans a fait savoir jeudi que, dès octobre, « tout contenu sexuellement explicite » n’aura plus sa place sur sa plateforme. « Afin d’assurer notre fonctionnement dans la durée et de continuer à héberger une communauté inclusive de créateurs et de fans, nous devons faire évoluer nos règlements », a indiqué l’entreprise installée au Royaume-Uni.

Alors qu’OnlyFans, parfois surnommée « l’Instagram du porno », est essentiellement connue pour les photos et vidéos pornographiques publiées par des créateurs et créatrices contre rémunération, la société ajoute devoir procéder à ces changements pour se « conformer aux requêtes des partenaires financiers et services de paiement en ligne. »

OnlyFans précise que les créateurs pourront toujours mettre en ligne de la nudité s’ils se conforment aux nouvelles règles du site. Les « fans » peuvent payer pour s’abonner aux profils qui les intéressent et avoir ainsi accès à ces contenus. Ils ont rapporté plus de 5 milliards de dollars aux créateurs.

A l’heure actuelle, ces règles interdisent la promotion de la violence, des armes à feu, etc., ainsi que les contenus sexuels extrêmes ou criminels, comme la zoophilie ou le viol, mais pas l’érotisme ni même la pornographie.

La plateforme, qui compte 130 millions d’utilisateurs, a indiqué qu’elle donnerait plus de détails dans les jours qui viennent et « aiderait activement » ses plus de 2 millions de créateurs.

« Les gens veulent nos contenus, que la société l’admette ou non »

« Les plateformes de contenus et les réseaux sociaux créent sans cesse des barrières pour empêcher les travailleurs du sexe de survivre », a regretté une créatrice de contenus érotiques active sur OnlyFans depuis avant la pandémie.

« Mais nous avons l’habitude de nous adapter et nous trouverons toujours des moyens de faire notre travail avec succès, parce que les gens veulent nos contenus et la demande existe, que la société l’admette ou non », a continué cette Américaine qui préfère rester anonyme.

Des services de paiement comme PayPal, Visa ou Mastercard font pression depuis deux ans sur le site de pornographie Pornhub, accusé de diffuser des vidéos pédopornographiques et de viols.