Après une période de test, Instagram va cacher le nombre de « J’aime » à ses utilisateurs américains

RESEAUX SOCIAUX Le réseau social effectuait des tests depuis plusieurs mois

M.Lo.

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Instagram essaye de casser la dictature du j'aime.
Instagram essaye de casser la dictature du j'aime. — LOIC VENANCE / AFP

La fin de la dictature du « like » sur  Instagram​ est-elle proche ? Au moins pour les utilisateurs américains, et dès la semaine prochaine, a annoncé le PDG du réseau social, Adam Mosseri, à San Francisco ce vendredi. Les utilisateurs ne pourront plus voir combien de « J’aime » a reçu une publication. Ils pourront toutefois toujours voir le nombre de « like » reçu par leurs propres posts, mais sur une page différente.

Le réseau social, propriété du géant américain Facebook, effectuait des tests en ce sens depuis plusieurs mois, d’abord au Canada puis dans une demi-douzaine d’autres pays, dont le Brésil, le Japon et l’Australie.

Casser l’importance du « pouce levé »

Instagram espère ainsi casser l’importance du « pouce levé » et diminuer l’esprit de compétition et la dépendance des utilisateurs aux « likes », avait expliqué le réseau social lors du lancement des tests. « Nous faisons cette expérience parce que nous souhaitons que nos utilisateurs se concentrent sur les photos et les vidéos partagées, pas sur le nombre de " J’aime " qu’ils recueillent, a déclaré un porte-parole du réseau social. Nous ne voulons pas qu’Instagram donne l’impression d’être dans une compétition ».

Ce « premier pas » avait été observé d’un bon œil par les spécialistes des réseaux sociaux. « Le fait de masquer les likes va assainir les échanges, qui seront plus sincères, plus réfléchis. C’est un premier pas, mais qui va dans le bon sens, dans le but de préserver la santé mentale des utilisateurs », expliquait à 20 Minutes en juillet Eric Letonturier, sociologue et maître de conférences à l’université Paris Descartes Sorbonne, spécialiste des réseaux sociaux.

Tests similaires sur Facebook

Facebook a également annoncé en septembre dernier des tests similaires pour son application, avec ses utilisateurs australiens. « Nous récolterons les retours [sur ce test] pour comprendre si ce changement améliorera l’expérience des utilisateurs », avait annoncé un porte-parole du réseau social.