Streaming: Regarder du porno en ligne serait nocif pour la planète, selon une étude

ECOLOGIE Les vidéos pornos en streaming génèrent deux fois plus de CO2 que l’Irlande, selon le rapport de l’association The Shift Project

A.D.

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Les vidéos porno en streaming génèrent deux fois plus de CO2 que l’Irlande.
Les vidéos porno en streaming génèrent deux fois plus de CO2 que l’Irlande. — KROD/WPA/SIPA

Le visionnage de vidéos porno en ligne dans le monde génère annuellement deux fois plus de CO2 que l’Irlande, selon le dernier rapport de l’association The Shift Project intitulé «Climat : l’insoutenable usage de la vidéo»

Selon le decompte du Global Carbon Atlas, le visionnage de vidéos en ligne a généré 300 millions de tonnes de CO2 en 2017, soit l'équivalent de la production de gaz à effet de serre de l'Espagne. Parmi ces vidéos en ligne, 27% des vidéos stockées sur des centres de données sont des vidéos pornographiques.

Les vidéos des sites comme Pornhub ou Youporn représentent 5% du  total des émissions de gaz à effet de serre dues au numérique, soit 80 millions de tonnes de CO2. L’équivalent de l’émission en 2017 de l'habitat en France, de la Roumanie, de la Colombie ou encore deux fois celle de l’Irlande, selon Global Carbon Atlas . 

100 millions de tonnes de CO2 pour les plateformes de vidéo à la demande. 

Les vidéos sur des plateformes du type YouTube ou Dailymotion représentent 21% des vidéos en ligne, et génèrent  65 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de la quantité produite par le Pérou en 2017, selon Global Carbon Atlas. Enfin, les vidéos partagées sur les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Snapchat représentent 18% des vidéos en ligne, et génèrent 56 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de la quantité produite par le Portugal en 2017, selon Global Carbon Atlas. 

Les plateformes de vidéo à la demande comme Netflix ou Amazon Prime Vidéo représentent 34% des vidéos en ligne et génèrent 100 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de la quantité produite par la Belgique en 2017, selon Global Carbon Atlas

Le rapport préconise d’arrêter la HD et de passer à une plus faible résolution. « Dix heures de film haute définition, c’est davantage de données que l’intégralité des articles en anglais de Wikipédia en format texte», indique le rapport.