VIDEO. Hong Kong: Pourquoi la population refuse-t-elle le projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine?

COLERE Le système qui régit Hong Kong, et lui garantit certaines libertés vis-à-vis de la Chine, pourrait être mis en péril par un projet de loi porté par la cheffe du gouvernement

Emilie Petit

— 

Des opposants au projet de loi, le 21 juin, dans les rues de Hong Kong.
Des opposants au projet de loi, le 21 juin, dans les rues de Hong Kong. — EPN/Newscom/SIPA

Depuis plusieurs semaines, un vent de révolte souffle sur Hong Kong. Ils étaient un million à manifester dans les rues de la capitale, le 9 juin dernier. Deux millions, une semaine plus tard. La raison ?  Un projet de loi porté par la cheffe du gouvernement, Carrie Lam, visant à autoriser, à nouveau, les extraditions vers la Chine continentale.

Or, depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, après des décennies d’occupation japonaise puis britannique, Hong Kong avait réussi à obtenir, en partie, son indépendance. Un accord lui garantit, jusqu’en 2047, une semi-autonomie. Car, si Hong Kong appartient bel et bien à la Chine, elle conserve son propre système législatif et judiciaire.

A la suite de manifestations monstres, dont ​un rassemblement non autorisé le 12 juin ayant entraîné la plus violente répression policière depuis 1997, le texte du projet de loi a été temporairement suspendu.

Les opposants au projet de loi réclament son retrait pur et simple, et exigent la démission de la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, accusée d’être une « marionnette » du gouvernement chinois.