Facebook: Des parents d'une victime de la tuerie de Sandy Hook s'attaque à Mark Zuckerberg

WEB Il reproche au réseau social de ne pas les avoir protégés contre le harcèlement et les menaces après le massacre dans l’école primaire en 2012…

C.W.

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Mark Zuckerberg, le «papa» de Facebook.
Mark Zuckerberg, le «papa» de Facebook. — VIVA TECH-JOLY/VIVA TECHNOLOGY/SIPA

Des parents de l’une des victimes de la tuerie de l'école primaire Sandy Hook  où 28 personnes avaient perdu la vie, dont 20 enfants, en 2012, ont adressé une lettre ouverte à Mark Zuckerberg. Publiée dans le Guardian mercredi, la missive accuse Facebook de ne pas avoir mis les moyens nécessaires pour les protéger contre le harcèlement et les menaces après le massacre.

« Après avoir tant espéré à la suite de votre promesse au Sénat de faire de Facebook un lieu plus sûr et plus accueillant, nous sommes de nouveau déçus par vos commentaires récents, faisant de Facebook un refuge pour les négationnistes et les groupes haineux qui attaquent les victimes de tragédie », ont-ils notamment déclaré, tel que le rapporte Mashable.

Harcèlement et menaces de mort

Dans cette lettre, Lenny Pozner et Veronique De La Rosa, parent du petit Noah, sept ans, victime de la tuerie, révèlent avoir été harcelés et menacés de mort, à cause notamment de contenus conspirationnistes diffusés sur Facebook. Des discours négationnistes, affirmant que le massacre de Sandy Hook n’était qu’un canular orchestré par le gouvernement. Des fake news auxquelles le réseau social n’aurait pas prêté assez d’attention. « Nous avons dû mener une bataille presque inconcevable avec Facebook pour nous fournir les protections les plus élémentaires pour supprimer le contenu le plus offensant et incendiaire », ont-ils écrit dans la lettre.

Après que leur adresse postale et des vidéos de leur maison ont été postées sur Internet, le couple aurait même été forcé de déménager, rapporte le site Mashable. Ils demandent donc entre autres d’avoir une protection particulière sur Facebook, et d’avoir un accès privilégié avec les employés de l’entreprise pour pouvoir leur fait part rapidement des contenus haineux.

Dans un communiqué, un porte-parole du réseau social a expliqué que ces familles de victimes avaient des « canaux spéciaux par lesquels elles pouvaient communiquer directement avec des personnes travaillant pour Facebook ». Il a également précisé que le réseau supprimerait les discours de haine et conspirationnistes, en ajoutant toutefois ne pas bannir le site Infowar de sa plateforme, même s’il s’agit d’un des fournisseurs les plus connus de théories conspirationnistes concernant Sandy Hook.