Scandales Facebook: «C’était une erreur»... Mark Zuckerberg fait son mea culpa devant le Parlement européen

DONNEES PERSONNELLES Le patron de Facebook s'est rendu ce mardi au Parlement européen, où il a été interrogé à la suite des nombreux scandales qui ont entaché l'image du réseau social cette année...

20 Minutes avec AFP

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Mark Zuckerberg accueilli au Parlement européen par son président  Antonio Tajani.
Mark Zuckerberg accueilli au Parlement européen par son président Antonio Tajani. — Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Le patron de Facebook a fait son mea culpa. Mark Zuckerberg, a présenté ce mardi ses excuses devant le Parlement européen, comme il l’avait fait devant les parlementaires américains, pour les lacunes de son réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs.

« C’était une erreur, et je suis désolé », a reconnu Mark Zuckerberg devant le Parlement européen au cours d'une séance finalement diffusée en direct sur internet. Costume sombre et cravate bordeaux, le patron de Facebook est apparu souriant mais un peu raide, assis à côté du président du Parlement Antonio Tajani. « Il est devenu évident, au cours des deux dernières années, que nous n’avons pas fait assez pour empêcher que les outils que nous avons créés soient aussi utilisés à des fins préjudiciables », a admis le jeune patron milliardaire.

Les nouvelles excuses du fondateur de Facebook lui ont valu d’être tancé par Guy Verhofstadt, le chef des libéraux (groupe ALDE). « Ça fait déjà trois fois depuis le début de l’année », lui a-t-il lancé, s’interrogeant sur le degré de contrôle qu’il exerce sur son entreprise. « Il y a un gros problème qui ne se résout pas en disant qu’on va le résoudre soi-même », a insisté Guy Verhofstadt.

« Nous allons nous soumettre à des règles sévères »

Fausses informations, ingérences de l’étranger dans des élections ou développeurs utilisant de façon mal intentionnée les informations personnelles : le réseau social aux près de 2 milliards d’abonnés a vécu une année tourmentée.

La présence à Bruxelles de Mark Zuckerberg intervient à trois jours de l’entrée en vigueur vendredi d’une législation européenne visant à mieux protéger les données personnelles des Européens, l’une des plus avancées dans ce domaine.

Le patron de Facebook a assuré que son réseau social partageait entièrement les trois principes au cœur du nouveau règlement européen : « Contrôle, Transparence et Responsabilité ». « Nous allons encore plus nous soumettre à ces règles sévères », a-t-il promis.

Des élections européennes à venir en 2019

Antonio Tajani a remercié le jeune Américain de sa présence, à un an des élections européennes de 2019. « Nous aimerions que chaque voix s’exprime en toute liberté », a-t-il plaidé. « Nous devons protéger les données personnelles des citoyens (qui sont) devenues une ressource d’une valeur inestimable », a observé l’Italien.

De son côté, Mark Zuckerberg a reconnu que Facebook avait été « trop lent à identifier l’ingérence russe » dans la présidentielle américaine de 2016, mais a précisé que sa société travaillait avec les gouvernements européens en vue des prochaines échéances électorales. « Cela va prendre du temps pour faire face à tous les changements à effectuer. Mais je m’engage à le faire bien et à réaliser les investissements nécessaires pour garder les gens en sécurité », a-t-il affirmé, ajoutant que cela était pour lui « toujours plus important que de maximiser nos profits ».

Le lendemain de sa visite à Bruxelles, Mark Zuckerberg doit faire partie de la cinquantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique reçus à Paris par le président français Emmanuel Macron.

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