« Koh-Lanta » : « Je me suis tiré une balle dans le pied dès le premier jour », avoue Stéphanie, éliminée dans l’épisode 5

INTERVIEW La candidate solaire a échappé à la boule noire la semaine dernière mais pas à la sentence de ses camarades de « Koh-Lanta »

Propos recueillis par Clément Rodriguez
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Stéphanie, candidate de « Koh-Lanta : Le totem maudit »
Stéphanie, candidate de « Koh-Lanta : Le totem maudit » — ©A.ISSOCK/ALP/TF1
  • Ce mardi soir, TF1 diffusait le cinquième épisode de Koh-Lanta : Le totem maudit.
  • La semaine dernière, le hasard a décidé de sauver Stéphanie. Cette fois-ci, ses compagnons d’infortune ont choisi de l’éliminer.
  • « Le fait d’avoir son nom au conseil change son aventure. On est tout le temps sous pression et c’est vraiment épuisant », se souvient-elle auprès de 20 Minutes​.

Cela faisait plusieurs semaines que la flamme de sa torche vacillait. Ce mardi, Denis Brogniart a éteint le flambeau de Stéphanie, elle qui a échappé à l’élimination la semaine dernière grâce à un tirage au sort face à Benjamin. Cette fois-ci, la candidate de Koh-Lanta a vu ses espoirs d’un retournement de situation déchus malgré sa bonne idée d’une alliance anti-bleus. Ses dernières minutes ont même été sportives puisqu’elle s’est clashée avec Colin. « Quand je suis partie du conseil, il m’a fait un petit cœur avec ses doigts », révèle-t-elle à 20 Minutes.

Le conseil est marqué par votre petite embrouille avec Colin. Pourquoi le ton est-il monté ?

Quand Colin explique qu’il y a une équipe jaune, je souris de désapprobation. Je vois qu’il y a encore des disparités et qu’on sent un trio des ex-bleus très fort. Sur le coup, je n’ai pas compris la réaction de Colin. Il m’a dit que c’était mon problème mais ce n’était pas du tout une agression. Je ne m’attendais pas à me faire attaquer comme ça, c’est pour ça que j’ai réagi un peu vivement. Je n’ai rien dit de méchant donc il n’y a pas de raison de me sauter à la gorge. Je l’ai un peu calmé et c’est ce qui a donné ce truc-là. Mais Colin est un petit jeune tout feu tout flamme que j’adore donc c’est une embrouille qui a duré vingt secondes. Quand je suis partie du conseil, il m’a fait un petit cœur avec ses doigts.

C’est une vraie prise de risque de l’ouvrir pendant le conseil ?

Oui, mais de toute façon, sur Koh-Lanta, c’est un risque de l’ouvrir H24 (rires). On est toujours sur nos gardes, on ne dit jamais tout le temps ce que l’on pense parce qu’on a toujours peur d’être jugé. J’ai préféré rester moi-même. Je ne pense pas que ça ait changé énormément de choses pour le vote de ce soir, les gens avaient décidé que ce serait moi.

Votre plan qui consistait à éliminer Alexandra aurait vraiment pu marcher. Pourquoi ça n’a pas été le cas ?

C’était une bonne stratégie mais je n’ai pas réussi à convaincre Anne-Sophie qui était hésitante. Elle disait qu’il fallait garder les forts à ce stade de l’aventure. J’ai essayé de plaider ma cause, de lui dire qu’Alexandra a été nulle sur les deux dernières épreuves, qu’elle nous a fait perdre l’immunité… Alexandra a dit dès le premier jour qu’elle était très forte et c’est resté dans les esprits. Dès le premier jour, j’ai dit que je n’étais pas forte et c’est resté dans les esprits, je me suis tiré une balle dans le pied.

Vous avez pioché trois boules noires avant trois des épreuves. C’est le plus grand regret de votre aventure ?

Non, c’est le deuxième. Mon plus grand regret est d’avoir mis en avant mes faiblesses au lieu de mes forces. Je pense que c’est ce qui m’a coûté mon aventure. Les boules noires, j’en ai ras le bol mais au moins ça fait rire mon entourage. L’autre jour, dans la galette des rois, j’ai eu une boule noire au lieu de la fève (rires). En vrai, dans le jeu, la première, ça allait. La deuxième, ça commençait à sentir la poisse. La troisième, j’ai pleuré parce que je ne vivais que l’horrible de Koh-Lanta : la survie, les nuits, la pluie, le froid, la faim. Je ne vivais même pas le fun des épreuves, l’excitation et le fait de me souder avec mon équipe. A la fin, j’étais spectatrice de Koh-Lanta et c’était frustrant.

Dans leurs votes, certains comme Colin et Nicolas vous reprochent votre manque de niveau sportif. Qu’en pensez-vous ?

Si j’avais fermé ma grande bouche quand je disais que j’étais nulle, ils n’auraient pas eu de la matière pour dire ça. C’est là où mon élimination est entièrement de ma faute. Si j’avais dit en arrivant que je marchais trois heures par jour avec mon chien, que j’ai fait de l’équitation, de la gym, et que j’avais un équilibre infaillible, ça ne se serait jamais passé comme ça.

Vous avez eu des votes contre vous dès le premier conseil. Est-ce une situation difficile à vivre ?

C’est très difficile parce qu’on vit quelque chose que la majorité des autres ne connaît pas à ce niveau du jeu. Quand on est sur la sellette, on a la pression sur tout. Je ne me suis jamais dit que j’allais me poser dans le hamac pour me reposer parce que j’allais être jugée. Je me suis donné deux fois plus sur le camp, j’ai toujours été active du lever au coucher du soleil. Et puis je tirais les boules noires donc je dépensais moins d’énergie que les autres donc je me devais d’en faire le double. Le fait d’avoir son nom au conseil change son aventure. On est tout le temps sous pression et c’est vraiment épuisant.

Sur les réseaux, on a pu vous voir avec beaucoup d’autodérision. La diffusion, ça n’a été que du positif pour vous ?

Les gens me font mourir de rire. Il y a quand même un mec qui a fait un montage de moi avec ma tête sur un sac de ciment [Nicolas a comparé Stéphanie à un sac de ciment la semaine dernière]. En plus, il me l’a envoyé en me disant « c’est de l’humour, tu ne m’en voudras pas ? » Ça me fait mourir de rire ! J’ai aussi cette chance d’avoir eu 100 % de retours positifs. Tous les aventuriers n’ont pas vécu ça. Jusqu’à la fin de mon aventure, je n’ai que des gens qui m’envoient des messages d’amour et de soutien. C’est fou !