« Koh-Lanta » : « Sans ce rôle de cheffe, ça aurait été différent », explique Céline, éliminée au conseil

INTERVIEW Céline n'a pas su trouver sa place de cheffe dans « Koh-Lanta : Le totem maudit »

Propos recueillis par Clément Rodriguez
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Céline, candidate de « Koh-Lanta : Le totem maudit »
Céline, candidate de « Koh-Lanta : Le totem maudit » — A.ISSOCK/ALP/TF1
  • Ce mardi soir, TF1 lançait la nouvelle saison de Koh-Lanta dans laquelle trois tribus évoluent.
  • Céline, cheffe de l’équipe violette, a fait les frais de son statut et a été éliminée par les aventuriers.
  • « On m’a mis une étiquette donc je ne pouvais pas être détendue », confie-t-elle à 20 Minutes au moment de faire le bilan de sa participation.

Elle fait partie des premières à tomber. Après l’élimination rapide de Lili lors du conseil immédiat du côté de l’équipe verte dans l’épisode de lancement de la nouvelle saison de Koh-Lanta diffusé mardi, Céline a été priée de rentrer en France par ses camarades de la tribu violette. Pourtant, c’est elle qui a constitué son équipe grâce au rôle que lui ont attribué Alexandra et Jean-Philippe. Mal à l’aise avec cette position, l’infirmière de 41 ans n’a pas su trouver sa place dans le jeu de TF1 et repart non sans avoir dit ses quatre vérités à Stéphanie. Elle explique pourquoi à 20 Minutes.

Alexandra et Jean-Philippe avaient la responsabilité de choisir le chef de la troisième tribu. Quand Denis Brogniart l’annonce, est-ce que vous envisagez que ça puisse tomber sur vous ?

Pas du tout ! Tous les autres mais pas moi ! La place de cheffe, ce n’est pas forcément bon, surtout à Koh-Lanta. Je crois que ça s’est vu que j’étais un peu abattue quand ils l’ont annoncé.

Oui, vous dites même qu’il ne « fallait pas faire ça ». On vous sent dépitée…

Exactement, c’est le mot ! Même moi j’en ai rigolé, je suis complètement abattue de l’annonce en me disant "Mais qu’est-ce que je vais faire avec ce rôle ? Qu’est-ce qu’il va m’arriver ?" Dans ma tête, c’est un moment atroce. C’est une pression de plus.

Alexandra et Jean-Philippe veulent prendre « quelqu’un qui ne soit pas leader et qui ne va pas très bien constituer son équipe. » Ça vous blesse qu’on vous choisisse sur ce critère ?

Figurez-vous que je n’ai pas du tout porté attention à ça. "Purée, ils m’ont mis cheffe", c’est la seule chose que j’avais en tête. Les raisons, je m’en fous, elles ne m’ont pas perturbée plus que ça. J’ai su que ce n’était pas bien vu, mais j’ai quand même bien constitué mon équipe et j’espère qu’elle va surprendre et aller très loin pour contrecarrer les dires du départ.

Vous terminez à la deuxième place de l’épreuve d’immunité. Sur le camp, Yannick vous dit qu’il va voter contre vous. Vous auriez préféré ne pas le savoir ?

Non, je préfère la franchise que les messes basses. La préparation de ce conseil a été dure pour tout le monde parce qu’on n’a pas perdu. Nous sommes deuxièmes ! Sans cette règle du totem maudit, je ne sors pas. On arrive sur le camp en ayant en tête que l’on n’a pas perdu, et qu’en plus on a battu les verts et Jean-Philippe, donc on est hypercontents. Malheureusement, il faut faire un choix. Sportivement, je ne me trouve pas spécialement nulle dans l’épreuve. Je ne me considère ni comme la meilleure, ni comme la pire. Est-ce que c’est mon âge ? Est-ce qu’ils m’ont sentie triste parce que mes enfants me manquaient ? Ça a été un vote difficile pour tout le monde.

Jean-Charles a voté contre vous à cause de votre « rôle de chef un peu trop directif le premier jour »…

J’ai l’impression que j’ai un peu materné mon équipe. Quand on m’a nommée, je me suis demandé quelle cheffe j’allais être. Finalement, j’ai fait la maman donc je peux comprendre qu’ils m’aient trouvé relou (rires). En plus, à un moment, on me voit hurler partout sur l’île. Quand j’ai revu les images, je me suis dit qu’en effet, j’étais chiante. Je l’ai fait naturellement comme je peux diriger ma maison avec mes enfants. Je l’ai fait avec des aventuriers de plus de 30 ans… Mais bon, après, je pense qu’il leur fallait quand même un argument pour me sortir donc ils ont tous sorti les arguments qu’ils pouvaient sur le moment. Ils ont parlé de mon côté directif qui, je pense, n’est pas vraiment comme celui d’Alexandra que je trouve plus directive que moi !

A la fin du conseil, vous lancez une pique à Stéphanie, en lui disant que « Koh-Lanta, ce n’est pas des vacances ». Pourquoi ça ?

Sur le camp, il y a eu pas mal de fois où elle disait qu’il manquait de soleil, qu’elle avait faim. Entendre des gens avoir constamment ce genre de demandes, c’est compliqué. Et puis, inconsciemment, il fallait peut-être que je déverse ma frustration sur quelqu’un. C’est tombé sur elle, il fallait que je lui dise. Elle répétait constamment qu’elle avait faim, qu’elle voulait du soleil, qu’elle voulait bronzer. Sans cet élément, on ne peut pas comprendre pourquoi je lui ai dit ça. Ils n’ont pas montré les multiples plaintes qu’elle avait sur le camp.

Vous pensez que vous auriez été au-delà des trois jours d’aventure si vous n’aviez pas été élue cheffe ?

Je pense que ça ne m’a pas aidée. Sans ce rôle de cheffe, ça aurait été différent, c’est sûr. Je n’aurais pas eu cette pression, j’aurais pu être autrement. Je me suis dit que ça me donnait déjà un désavantage. On m’a mis une étiquette donc je ne pouvais pas être détendue. Les autres me voyaient comme telle parce qu’on leur a dit que j’étais leur cheffe donc c’était compliqué de ne pas se sentir perçue à travers ce rôle.