« Koh-Lanta » : « On n’a rien à me reprocher si ce n’est que je m’entends avec tout le monde », réagit Cindy

INTERVIEW La candidate aura illuminé le camp mais n’aura pas brillé sur les épreuves

Propos recueillis par Clément Rodriguez
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Cindy, candidate de « Koh-Lanta : La légende »
Cindy, candidate de « Koh-Lanta : La légende » — ©A.ISSOCK/ALP/TF1
  • TF1 diffusait ce vendredi le troisième épisode de Koh-Lanta : La légende.
  • Pour la première fois de la saison, deux candidats ont été éliminés au terme de l’affrontement des bannis : Patrick et Cindy.
  • « Je suis soulagée [de partir] parce que je n’ai qu’une envie, c’est rentrer chez moi », raconte la candidate à 20 Minutes.

Cette fois-ci, c’est (malheureusement) la bonne. Après avoir été éliminée une première fois par ses coéquipières la semaine dernière, Cindy a définitivement fait une croix sur le titre de « légende » de Koh-Lanta. Les bannis Ugo et Karima ont été plus forts qu’elle sur cette épreuve d’équilibre que Cindy redoutait avant même d’y prendre part. Jugée trop stratège, la candidate a fait peur à ses adversaires. « On n’a rien à me reprocher si ce n’est que je m’entends avec tout le monde », réagit-elle auprès de 20 Minutes.

Revenons à la fin de l’épisode 2… Vous attendiez-vous à être éliminée ?

Oui, je savais que ce serait hyper serré. D’après mes calculs, je ne devais pas partir. Entre-temps, Loïc immunise Alexandra donc à ce moment-là, je sais que je dois partir. Sauf que je me rends compte que même sans l’immunité d’Alexandra, je partais quand même parce que des filles m’ont menée en bateau ! Ce n’est pas grave, je ne tombe pas des nues non plus parce que ça fait partie de Koh-Lanta. Je suis juste déçue, ma fierté en prend un coup parce qu’on n’a rien à me reprocher si ce n’est que je m’entends avec tout le monde. « Tu t’entends bien avec tout le monde et on a pensé que c’était peut-être de la stratégie sociale » sauf que je suis comme ça dans la vie, je marche au feeling, je ne fais pas semblant avec les gens. On était en début d’aventure, je ne connaissais personne donc forcément, je m’intéresse aux gens ! On peut m’en vouloir de quoi ? Je ne peux pas rivaliser avec les plus grands champions, je ne passe pas cinq jours par semaine à la salle de sport. Je suis juste de bonne humeur, je ne me plains pas et du coup ça agace.

Lorsqu’elles ont voté, les filles ont pointé du doigt votre potentiel de grande stratège. Comprenez-vous leur décision ?

Je suis presque la seule à ne pas avoir fait de stratégie dans ce Koh-Lanta ! Je suis dans le jeu, j’essaye de connaître des personnes et je ne me suis mise dans aucune stratégie. Et ce qui ressort, c’est ma stratégie alors que je ne suis allée voir personne. A la base, j’ai juste demandé à Jade contre qui elle allait voter et elle m’a dit qu’elle voterait contre moi. Je lui ai dit que son vote lui appartenait et que je ne pouvais que l’accepter. Elle est revenue vers moi dans la journée pour me dire qu’elle ne voterait finalement pas contre moi et qu’elle avait envie de me faire confiance.

Il se passe une nuit entre votre élimination et la découverte de l’île des bannis. Que pensez-vous qu’il vous arriverait ?

Déjà, j’ai hésité. Quand j’ai vu ce choix, j’étais contente à moitié parce que le social est hyper important donc quand je me fais virer comme ça, ça me fait mal au cœur. J’ai passé la nuit à pleurer, à être mal. J’avais besoin d’un gros câlin et il n’y avait personne, je me sentais incomprise. La nuit est passée et le lendemain, j’étais revancharde. Je n’avais jamais été confrontée à une situation comme ça où je me sentais rejetée. Le lendemain, je me dis que si je peux revenir et foutre la merde sans aucune culpabilité parce qu’on a voulu me foutre dehors, ça fait partie du jeu. Je trouvais ça sympa de pouvoir m’amuser avec ça. Cette seconde chance, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’espérais au fond de moi une épreuve cérébrale pour montrer mon côté hyper malin mais ça a été une épreuve d’équilibre. Ce n’est pas possible, je n’ai pas eu de chance ! Du coup, on retient quoi ? Juste que je suis une nana rigolote !

Ce n’est pas si grave que l’on retienne de vous que vous êtes une femme rigolote, non ?

Bien sûr, c’est le premier truc que l’on va retenir de moi mais je ne voulais pas qu’on retienne que j’étais juste une touriste. Pour ma fierté, j’aurais voulu au moins briller sur une épreuve.

Quand vous retrouvez Karima, l’accueil est glacial. Vous vous y attendiez ?

En fait, Karima, je la connais très peu et oui, je m’y attends. J’ai pu voir qu’elle avait un sale caractère. Je pense qu’elle est sanguine et rancunière. Et la preuve, passé trois jours, elle n’a pas décoléré. Tout de suite : « le karma » ! On ne se connaissait pas du tout, je ne savais même pas qui elle était avant l’aventure. Elle est venue me parler cinq minutes avant le conseil pour pas que je vote contre elle. Et puis pendant le conseil, elle a une attitude qui, pour moi, n’est pas tolérable, en tout cas qui ne me ressemble pas. Je lui ai dit que je ne votais pas contre elle mais je suis libre de mes choix. Elle a eu une attitude qui m’a dérangée, je lui ai expliqué. Si elle ne veut pas se remettre en question et se dire qu’elle a peut-être été un peu trop loin, que ses mots ont dépassé sa pensée…

Après avoir gagné, Karima vous prend dans ses bras puis vous dit que vous vous êtes bien battue. Ne vous dites-vous pas qu’elle est un peu hypocrite, à ce moment-là ?

Ça me fait rire ! Tant mieux si elle pense ça. Moi, je sais que je ne suis pas mauvaise. Par contre, on voit sa contradiction. Dans les joueurs, il y a les bons joueurs et les mauvais perdants. Et elle, elle est très mauvaise perdante.

Éteindre son propre flambeau au moment de son élimination, est-ce un symbole encore plus dur ?

Non, j’avoue que je suis soulagée parce que dès le premier jour, je me suis dit que ça allait être un enfer. Je n’avais pas envie de me battre jour après jour. Je me suis rendu compte que pour ce Koh-Lanta, il fallait être préparée physiquement plus que de raison. Ce n’était pas mon rendez-vous, mauvais timing. J’ai eu le courage de le faire, je me suis assumée telle que j’étais mais je n’ai pas de regret. Au moment où je l’éteins, je suis soulagée parce que je n’ai qu’une envie, c’est rentrer chez moi.