« Koh-Lanta » : Armes secrètes, tournage sous Covid-19, toutes les infos sur la prochaine saison

LE RETOUR DES HEROS La nouvelle saison du jeu d’aventure, intitulée « Koh-Lanta : Les armes secrètes », sera diffusée dès le vendredi 12 mars sur TF1

Clément Rodriguez

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« Koh-Lanta », c'est bientôt reparti !
« Koh-Lanta », c'est bientôt reparti ! — ©A.ISSOCK/ALP/TF1
  • Après avoir égayé nos deux premiers confinements, TF1 compte bien sauver nos vendredis soir de couvre-feu avec le retour de Koh-Lanta le 12 mars.
  • Grande nouveauté de cette première saison de l’année, l’apparition des « armes secrètes » pourrait bien bousculer toutes les certitudes des candidats et candidates.
  • De quoi s’agit-il ? Quel est le profil des aventuriers et aventurières ? Comment la production a-t-elle préparé le tournage malgré le coronavirus ? 20 Minutes vous dit tout.

Trois mois seulement après la fin des 4 Terres, il est de retour. Seul, face à la mer, toujours vêtu d’une chemise kaki, Denis Brogniart répète cette phrase pour le lancement de la vingtième saison « classique » de Koh-Lanta : « à la fin, il n’en restera qu’un ». A partir du vendredi 12 mars, TF1 proposera la nouvelle édition de son jeu d’aventure intitulé « Les Armes Secrètes », qui s’annonce riche en rebondissements et en stratégies en tout genre.

Oubliez le clash des régions, c’est un retour aux fondamentaux pour Koh-Lanta avec, dès le départ, un affrontement classique entre rouges et jaunes. Ce qui pimentera la saison, ce sont « les armes secrètes » pour lesquelles les candidats et candidates devront se battre. A l’instar des colliers d’immunité devenus indispensables à l’aventure, ces petits objets peuvent faire basculer le destin des naufragés.

Le bracelet noir, l'arme ultime

Une fois ces armes trouvées, leurs propriétaires auront l’occasion de surprendre leurs camarades et d’attiser la tension du conseil. Parmi les pouvoirs introduits par cette nouvelle règle, le « détournement de vote » permettra par exemple de priver quelqu’un de son bulletin et de prendre sa voix.

Le « quitte ou double », lui, sera l’occasion pour son détenteur ou sa détentrice de se sauver en provoquant quelqu’un en duel au conseil. Mais le plus terrible est sans nul doute le bracelet noir qui annule le pouvoir d’un collier d’immunité joué au conseil après les votes et après les dépouillements.

« Ça fonctionne du premier jour jusqu’au dernier avec des impacts très forts et des retournements de situation assez incroyables », prévient Julien Magne, le producteur de l’émission.

Introduire ces armes secrètes dans le jeu fait partie de la volonté de la production de surprendre le public à chaque saison, mais surtout les candidats et candidates. « Parmi les aventuriers, il y a des gens qui connaissent l’aventure sur le bout des doigts donc il ne faut pas que ce soit la répétition de ce qu’ils ont déjà pu voir à la télé », assure Julien Magne.

Petit détail qui pourrait avoir son importance, ces amulettes peuvent être cumulées et les joueurs et joueuses peuvent les céder à l’un ou l’une de leurs camarades. « Leurs recherches et la trouvaille ultime peuvent être particulièrement compliquées et périlleuses, avertit le producteur. On a été surpris plusieurs fois de la manière dont ils se sont emparés de ces armes et dont ils les ont jouées. »

Des candidats recalés pour cause de Covid-19

La préparation du tournage, qui s’est déroulé aux mois d’octobre et de novembre, a été un véritable casse-tête pour la production en raison des règles sanitaires. « Ça a été un pari fou puisqu’on est le seul pays au monde à avoir produit Koh-Lanta, même les Américains n’y sont pas allés », se réjouit Alexia Laroche-Joubert.

Dix jours avant le départ, les futurs aventuriers et aventurières ont réalisé un premier test PCR avant que la production ne leur demande de se mettre à l’isolement et de ne quasiment plus avoir de contact avec l’extérieur. Une semaine plus tard, un nouveau test leur a été pratiqué. « Si par hasard il y avait un cas [positif], il ne pouvait pas embarquer », note Alexia Laroche-Joubert.

Une fois arrivés à Papeete, les candidats et candidates ont de nouveau été mis à l’isolement pendant quatre jours dans un hôtel. Après ce délai, ils ont effectué un ultime prélèvement naso-pharyngé. Si le résultat était négatif, ils décrochaient enfin leur billet d’entrée pour l’aventure.

Ces précautions ont permis d’écarter certains prétendants et prétendantes testés positifs avant le départ. « La bulle sanitaire a fait que dès l’instant où nous avons commencé le tournage, il n’y a eu aucun cas, que ce soit chez les candidats ou chez les techniciens », souffle Denis Brogniart.

« On a voulu aller chercher l’affrontement »

Pour celles et ceux qui ont pu poser leur sac sur l’une des îles enchanteresses de la Polynésie française (dont on nous murmure en fait que ça ressemblait davantage à « l’enfer au paradis »), l’aventure démarre sur les chapeaux de roues avec une première épreuve dès leur arrivée. Un baptême du feu qui n’a certainement pas effrayé une grande partie des candidats et candidates au profil très sportif. Au sein du casting, on retrouvera cette année une instructrice de survie, des coachs sportifs, un moniteur d’escalade ou encore une ancienne sportive de haut niveau.

« On a voulu jouer l’affrontement, aller chercher l’affrontement, justifie Julien Magne. Ça ne veut pas dire un casting meilleur physiquement que les précédents mais on a voulu en effet aller chercher ce sentiment de compétition, cette envie d’en découdre. » La production a également souhaité trouver des personnalités capables d’affronter l’hostilité des motus, ces îlots polynésiens sur lesquels les candidats ont élu domicile.

Denis Brogniart, lui, enchérit en affirmant que « rarement on a vu un ensemble aussi homogène en termes de performances, ce qui engendre des duels jaunes/rouges particulièrement intenses et indécis pendant très très longtemps. Et je ne vous parle même pas de ce qui va se passer ensuite lorsqu’on sera sur des épreuves individuelles », tease-t-il. Décidément, chaque année, il trouve les mots pour nous rendre (déjà) accros.