«Koh-Lanta»: Pour Denis Brogniart, «"La guerre des chefs" est un grand cru»

INTERVIEW L’animateur emblématique de « Koh-Lanta », bientôt de retour sur nos écrans, a confié son bonheur d’être toujours aux manettes de l’émission

Propos recueillis par Claire Barrois

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Denis Brogniart présente la nouvelle édition de «Koh-Lanta», émission dont il est indissociable.
Denis Brogniart présente la nouvelle édition de «Koh-Lanta», émission dont il est indissociable. — PHILIPPE LE ROUX/ALP/TF1

Comme tous les ans, pour le retour de Koh-Lanta, on retrouvera, à la tête de l’émission, Denis Brogniart. L’animateur dont la simple présence donne un sentiment d' aventure est ravi de rester à la tête de cette émission dont « le concept super fort, le dépaysement, et l’identification font le succès » selon lui.

Après toutes ces années, vous n’en avez pas marre de Koh-Lanta ?

Nous sommes une équipe de plus de cent personnes. C’est comme une deuxième famille. La nature, la survie, le sport… Ça correspond exactement à ce que j’aime, je n’ai pas de lassitude. En plus, j’ai beaucoup couvert le sport cette année, je fais aussi Ninja Warrior. J’ai aussi une structure qui me permet de faire autre chose en dehors de la télévision.

Quelle était votre saison préférée ?

J’adore découvrir des nouveaux lieux, donc j’ai tout aimé. Mais au Cambodge, les échanges avec la population étaient géniaux, j’ai vraiment aimé. Et le tournage en Papouasie, c’est le plus beau site qu’il m’ait été donné de voir.

Vous dites adorer l’émission, mais rien ne vous ennuie dans le concept ?

Je ne suis pas patient. Donc les épreuves des poteaux, du cochon pendu, du koala… Je déteste. En revanche, j’adore les épreuves aquatiques.

Quelles sont les meilleures qualités pour participer ?

Il faut être sportif, adaptable et stratège pour réussir. Mais on choisit aussi des candidats qui n’ont pas ces qualités, mais qui sont des personnalités. Il y a un phénomène d’identification important. Avoir un vrai sens de l’humour sur Koh-Lanta quand il y a des difficultés, ça peut faire la différence.

Au casting, je veux des gens qui ont envie de vivre cette aventure pour les bonnes raisons. On retrouve les fondamentaux de Koh-Lanta sur cette saison. Ce qui est intéressant, c’est que les forts en gueule du départ ne sont pas forcément ceux qui vont être les meilleurs après.

Justement, êtes-vous devenu un expert pour dégoter les gagnants de chaque saison ?

Pas du tout ! Au départ, avec les techniciens, on se dit qui on voit gagner. Mais même après toutes ces années, on ne trouve jamais.

Que pouvez-vous nous dévoiler sur « La guerre des chefs » ?

C’est un grand cru de Koh-Lanta. Il y a un bon casting, des nouveautés marquantes. On s’est parfois loupés, comme avec l’anneau d’or, mais là, les chefs, c’est un truc qui va vachement bien marcher. Notamment quand ils viennent au conseil des autres, qu’ils peuvent intervenir à la fin pour donner leur avis ou poser une question. Et, comme Koh-Lanta est une émission de survie, il y a des candidats qui partent sans passer par le conseil [pour blessure, maladie ou épuisement].