« Le Meilleur Pâtissier » : « J’ai parfois versé quelques larmes », confie Marie Portolano

SUCRE GLACE « Le Meilleur Pâtissier » revient ce mercredi soir, en prime, sur M6. « 20 Minutes » a recueilli les impressions de Marie Portolano, l’animatrice du programme. L’occasion de parler gourmandise et Coupe du monde au Qatar

Maxime Fettweis
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Marie Portolano et Adeline, l'une des candidate de la onzième saison du « Meilleur Pâtissier ».
Marie Portolano et Adeline, l'une des candidate de la onzième saison du « Meilleur Pâtissier ». — Marie ETCHEGOYEN/M6
  • La onzième saison du Meilleur Pâtissier démarre ce mercredi soir, en prime, sur M6. La journaliste Marie Portolano rempile pour la troisième fois pour animer la compétition.
  • Durant le tournage, les candidats ont créé une véritable symbiose, confie la journaliste qui n’a parfois pas su retenir ses larmes.
  • Elle évoque aussi son avenir sur M6, son nouveau documentaire à venir et sa volonté de construire avec la chaîne « une nouvelle forme d’animation engagée ».

Et de trois pour Marie Portolano. Si l’animatrice n’enfile ni toque, ni tablier, elle rempile à l’animation du Meilleur Pâtissier pour une seconde saison « amateurs » après avoir piloté l'édition « professionnels » dont la diffusion s’est terminée fin juillet 2022. Elle sera une nouvelle fois entourée des juges Cyril Lignac et Mercotte. Pour l’occasion, le concours culinaire reprend la case du mercredi à 21h10.

Débarquée sur M6 en 2021, la journaliste est passée du journalisme sportif au divertissement. Elle se délecte désormais de cette nouvelle flèche à son arc mais n’a pas délaissé son côté engagé puisqu’elle prépare un nouveau documentaire sur les violences faites aux femmes.

Comment avez-vous abordé cette nouvelle saison lors du tournage ?

J’étais très contente de retrouver les équipes. C’était ma troisième expérience sur le tournage mais Le Meilleur Pâtissier, c’est 11 saisons de techniciens, de monteurs, d’ingénieurs du son, de cameramen, d’assistants réalisateurs qui se retrouvent chaque année. J’ai aussi été agréablement surprise du casting. Les pâtissiers forment vraiment une belle bande et ont créé une incroyable symbiose. Ils sont tous hyper joyeux, même si ça a beaucoup pleuré car ils s’aimaient beaucoup.

Aucune larme à déclarer de votre côté ?

Bon j’avoue… (rires). J’ai aussi parfois versé quelques larmes même si je pensais pleurer encore plus vu mon état [Marie Portolano était enceinte lors du tournage].

Votre passé de journaliste sportive vous aide-t-il à aborder cette compétition ?

C’est vraiment la même chose, seul l’écrin change mais de mon côté, c’est un vrai plaisir à animer. La grande différence, c’est le direct. Dans le sport, il faut réagir en direct tandis que Le Meilleur Pâtissier est une émission enregistrée. Mais il existe de vrais parallèles. Il y a des règles à respecter, quand on ne les respecte pas, on est éliminé comme on pourrait avoir un carton… Il y a aussi une vraie pression car ce sont des amateurs mais ils s’impliquent beaucoup et sont très exigeants avec eux-mêmes. Et puis à la fin, il y a un vainqueur.

La saison dernière, on vous a vu partager des dîners avec les candidats pendant la diffusion. Avez-vous gardé des liens avec ceux de cette saison ?

Les candidats de cette saison devaient venir dîner à la maison ce vendredi. Comme je suis à deux doigts d’accoucher, on a reporté. Ce sont des gens avec qui j’ai vraiment noué des liens et pas que professionnels. On a beaucoup parlé de nos vies personnelles, de ce qu’ils ont envie de faire après la diffusion de l’émission, etc. Donc c’est assez agréable. J’ai aussi gardé de très bons contacts avec les pâtissiers de ma première saison. C’est un tournage qui dure deux mois donc forcément on a le temps de créer des liens. Ce n’est pas parce qu’on est sur une émission de télévision que les liens ne sont pas réels.

Après la diffusion de votre première saison, Michel Drucker avait salué votre « sacré naturel », comment avez-vous reçu ce compliment ?

J’étais choquée, c’est comme si j’avais été validée dans le monde du rap ! (rires) Michel Drucker c’est un peu le parrain du PAF et j’ai eu l’impression qu’il m’avait adoubée. Je me suis dit : « S’il le dit c’est qu’il le pense comme on ne se connaît pas personnellement. » Ça me donne l’impression de ne pas m’être trompée et surtout que je dois bien faire les choses pour qu’une telle personnalité me trouve bien.

Vous êtes arrivée sur M6 il y a près d’un an et on vous a vue aux manettes de nombreuses émissions. Vous êtes un peu le couteau suisse de la chaîne ?

C’est vrai que quand je suis arrivée j’ai enchaîné entre l’Euro de foot, Le Meilleur Pâtissier, les émissions musicales donc je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir. Quand on me propose quelque chose qui me semble être une bonne idée, j’y vais. Autant vous dire que je n’ai rien refusé pour l’instant.

Qu’est-ce qui pourrait vous arrêter ?

J’aurais pu dire la comédie car je ne suis pas comédienne. Mais M6 m’a même offert cette opportunité-là dans Scènes de ménage. J’ai l’impression que c’est une chaîne qui offre tellement de possibilités que j’en profite. C’est très agréable car on se dit que rien n’est figé. Je ne me sens vraiment pas cantonnée sur une seule émission et c’est un vrai plaisir de pouvoir toucher à tout. J’ai vraiment adoré cette première saison au sein du groupe.

Vous allez tout de même devoir lever le pied prochainement, juste avant le Mondial…

Même si je suis fan de sport, je ne regarderai pas la Coupe du monde au Qatar pour plusieurs raisons… Et notamment parce que je ne vais pas avoir trop le temps avec ce qui va arriver dans ma vie personnelle.

Quels sont vos projets pour 2023 ?

Je prépare un nouveau documentaire avec M6 sur le thème des violences faites aux femmes dans le monde du travail. Ce projet a été mis en chantier dès le début de ma collaboration avec le groupe mais j’avais d’abord envie de réfléchir au sujet et eux de m’installer sur la chaîne. Ce sera mon gros projet pour l’année 2023 avec le tournage de la prochaine saison du Meilleur Pâtissier, prévu en mai.

Votre rôle d’animatrice de divertissement n’a donc pas gommé votre côté engagé, que les téléspectateurs ont découvert lors de la diffusion de votre documentaire  « Je ne suis pas une salope » sur Canal + en mars 2021 ?

Animer des programmes plus légers ne signifie pas que je mets de côté toutes mes convictions. M6 ne me cantonne pas à mon rôle d’animatrice, ils acceptent et encouragent même mon côté engagé et d’autres choses arriveront prochainement dans ce sens. Peut-être qu’on est en train de glisser avec M6 vers une nouvelle forme d’animation engagée. Je trouve ça génial.