« Objectif Top Chef » : La huitième saison change tout pour vous faire adorer son casting

CHAUD PATATE Philippe Etchebest revient coacher des amateurs et des apprentis en compagnie de Pierre Chomet, ancien visage de « Top Chef »

Clément Rodriguez
Philippe Etchebest et Pierre Chomet incarnent la saison 8 d'« Objectif Top Chef »
Philippe Etchebest et Pierre Chomet incarnent la saison 8 d'« Objectif Top Chef » — Patrick ROBERT/M6
  • La huitième saison d’Objectif Top Chef démarre ce lundi 5 septembre sur M6.
  • Philippe Etchebest est toujours aux commandes pour envoyer un amateur ou un apprenti dans les cuisines de Top Chef, mais il est désormais accompagné de Pierre Chomet.
  • Outre la présence de l’ancien candidat de Top Chef, l’émission change aussi de mécanique pour que le public s’attache aux concurrents.

Pour sa huitième saison, Objectif Top Chef change presque tout. Même Philippe Etchebest a décidé de twister son look avec une moustache ! Rassurez-vous, ce n’est pas la plus grande des nouveautés que le concours culinaire a à offrir à partir de ce lundi 5 septembre à 18h40 sur M6. L’académie ouverte l’an dernier ferme déjà ses portes, place au restaurant éphémère. Désormais, des clients anonymes et des personnalités vont pouvoir goûter aux plats proposés par les candidats.

Parmi les invités, citons David Douillet, Jérémy Frérot, Diane Leyre, Tibo Inshape et Juju Fitcats mais aussi des familles nombreuses, des danseuses du Moulin Rouge, des motards ou des pompiers. « On est dans une cuisine qui est à la fois un vecteur d’excellence mais on avait aussi envie de proximité, d’une cuisine accessible et proche de notre quotidien », justifie Guillaume Charles, directeur général des programmes chez M6. Au terme de la compétition, le prix reste inchangé : le gagnant intégrera la brigade bleue de Top Chef l’an prochain.

Pierre Chomet à la rescousse

A l’extérieur d’un nouveau lieu de tournage (choisi pour permettre à Philippe Etchebest de tourner l’émission la journée et d’être aux fourneaux de son restaurant le soir), les invités donnent leur avis et détiennent même un pouvoir de décision. « Ils ne sont pas là pour être figurants », prévient le chef. Lors de la première épreuve, les anonymes et les célébrités choisissent l’assiette qu’ils ont le moins aimée. Automatiquement, la personne qui l’aura concoctée sera envoyée en session éliminatoire.

Même s’il n’a pas le droit de les aiguiller, un petit nouveau sera là pour recueillir leurs impressions. Il s’agit de Pierre Chomet, visage emblématique de la douzième saison de Top Chef, arrivé jusqu’aux quarts de finale. « A ma sortie, beaucoup de gens venaient me voir en me disant que je passais bien à la télé, ça restait dans un coin de ma tête », témoigne-t-il. Alors quand la chaîne lui demande s’il veut accompagner Philippe Etchebest, sans même savoir de quelle émission il s’agissait, le chef accepte tout de suite. Après un casting et un visionnage des images en interne, il rejoint l’aventure.

Nouvelle mécanique pour une « meilleure lecture » du public

« Jusqu’à maintenant, j’étais seul, je devais rencontrer les familles, parler avec elles, relate Philippe Etchebest. L’arrivée de Pierre me soulage dans le quotidien du tournage et me permet de me concentrer davantage sur la partie culinaire et la formation des jeunes ». Car là aussi, il y a du changement avec une réduction considérable du nombre de participants (on passe de 108 candidats la saison dernière à 60 cette année) et une nouvelle mécanique. Chaque semaine, six concurrents s’affrontent et l’un d’entre eux est éliminé chaque jour. Le vendredi, les deux finalistes tentent de décrocher leur ticket pour la finale nationale.

Ce qui plaît à Philippe Etchebest, c’est de rentrer dans le concours « d’entrée de jeu » en associant d’abord les candidats en binôme, puis de voir leurs capacités lorsqu’ils cuisinent seuls. Ce qui change pour les téléspectateurs, c’est qu’ils pourront s’attacher beaucoup plus vite au casting. « Avant, je voyais tous les candidats mais peut-être que les téléspectateurs pouvaient oublier le premier qui était venu sur l’émission, reconnaît le juré de Top Chef. Là, on les voit, on les identifie et il y a plus de facilité à les suivre. Cela permet une meilleure lecture de la part des téléspectateurs ». Le chef, lui, les coache donc aussi de manière plus assidue.

Un haut niveau d’exigence pour plus de résultats

Ce casting, justement, a-t-il le niveau pour intégrer Top Chef ? La question ne se pose même pas pour Philippe Etchebest. « J’ai reçu des chefs trois étoiles qui ont été scotchés par ce qui a été présenté, promet-il. Les candidats sont conditionnés, je les pousse à aller plus loin et je suis moi-même surpris de là où ils peuvent aller. La marge de progression est évidente ». Et si aucun d’entre eux ne vous bluffe dès les premiers épisodes, c’est aussi le cas du chef. « Peut-être que mes exigences sont trop fortes dès le départ mais c’est pour ça qu’on a du résultat », avance-t-il.

La barre est placée haut et les choses ne peuvent pas en être autrement. Le mentor le jure, il n’aurait pas « supporté » qu’une personne intègre le concours parce qu’elle est télégénique. « Ce qui m’intéresse, c’est le culinaire, je n’ai pas de temps à perdre avec des gens qui n’ont rien à faire dans le programme », assène-t-il. Et c’est avec le même franc-parler que le restaurateur mettra la pression aux cuisiniers pour les tester et les stresser. Une telle situation déstabilisera plus d’un candidat, et attendrira plus d’un téléspectateur.