« 12 Coups de midi » : Cinq choses que vous ne saviez peut-être pas sur Jean-Luc Reichmann

DOCUMENTAIRE Samedi, à 23h15, TF1 diffuse le documentaire « Jean-Luc Reichmann, un destin hors du commun » qui révèle des facettes parfois inattendues du présentateur des « 12 Coups de midi »

Fabien Randanne
— 
Jean-Luc Reichmann dans les coulisses d'un tournage.
Jean-Luc Reichmann dans les coulisses d'un tournage. — TF1- Endemol
  • Le documentaire Jean-Luc Reichmann, un destin hors du commun est diffusé samedi 2 juillet, à 23h15, sur TF1.
  • Aussi hagiographique soit-il, ce documentaire, nourri des témoignages des proches et de personnalités (Nagui, Slimane, Bernard Laporte…) révèle des facettes parfois inattendues de l’animateur.
  • 20 Minutes vous présente cinq d'entre elles : saviez-vous que la chute du mur de Berlin a changé sa vie ?

TF1 est depuis dimanche en pleine célébration de l’anniversaire des 12 Coups de midi. La chaîne va aussi fêter Jean-Luc Reichmann qui, depuis juin 2010, est à l’antenne 365 jours sur 365 avec ce jeu suivi par quelque 4 millions de personnes au quotidien. Samedi, à 23h15, après Le Combat des maîtres, TF1 diffusera Jean-Luc Reichmann, un destin hors du commun. Aussi hagiographique soit-il, ce documentaire, nourri des témoignages des proches et de personnalités (Nagui, Slimane, Bernard Laporte…) révèle des facettes parfois inattendues de l’animateur. Voici cinq d’entre elles.

La voix de « Secret Story » lui a mis le pied à l’étrier

En 1981, en plein essor des radios libres, Jean-Luc Reichmann et ses amis lancent la première du genre à Toulouse. Il fait aussi entendre sa voix au micro des supermarchés de la région, dont le Mammouth de Saint-Gaudens. Une autre école de l’animation. Peu de temps après, un certain Dominique Duforest le repère et lui propose de devenir animateur de la toute nouvelle antenne locale de NRJ sur le point d’ouvrir dans la « ville rose ». Jean-Luc Reichmann accepte. Sa carrière dans les médias prend forme. Le nom de Dominique Forest ne vous dit peut-être rien mais vous connaissez son timbre : c’est lui qui fut, pendant plusieurs années « La Voix » de Secret Story sur TF1.

Un accident de moto d’une violence inouïe

Eté 1984, Jean-Luc Reichmann roule à moto à 90 km/h quand un automobiliste, arrivant en sens inverse, fait un malaise au volant. La voiture se déporte sur la voie de l’animateur. Le choc est frontal, d’une violence extrême. Jean-Luc Reichmann est éjecté à 40 mètres, sa rate explose. Lorsqu’il vient le voir à l’hôpital, son frère Bruno s’évanouit. « Il était tout noir, c’était un hématome, je pensais qu’il était mort », se souvient-il dans le documentaire. Le blessé passe plusieurs mois dans le coma, subit plusieurs interventions et ne rentre chez ses parents qu’un an plus tard. Il a survécu alors que son état semblait critique. De cet accident, près de quarante ans plus tard, Jean-Luc Reichmann ressent encore « des douleurs », mais il dit qu’elles disparaissent quand « [il] entre dans l’arène ». Autrement dit, quand les caméras s’allument.

La chute du mur de Berlin a changé sa vie

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin est en train de tomber. Comme toutes les autres rédactions du monde entier, celle de TF1 est en ébullition et s’active pour couvrir cet événement historique sur le point de changer la face du monde. Hélène Toulet, qui s’occupe alors des bandes-annonces de la chaîne en prépare une en urgence pour l’édition de 13 heures. Elle appelle les deux comédiens qui font habituellement les voix off de l’antenne : aucun ne répond. Elle opte pour un plan B en se souvenant de la candidature spontanée d’un certain Jean-Luc Reichmann qui lui a envoyé une cassette audio. Elle l’appelle : « Est-ce que vous pouvez être dans 30 minutes dans nos studios à Paris ? ». Il accepte. Et ce « oui » va changer sa vie. L’essai est tellement concluant que Jean-Luc Reichmann va rapidement se charger de 80 % des voix off de TF1 au début des années 1990 : bandes-annonces, programmes (Ciné Dimanche, Tribunal…), publicités… son timbre grave entre dans l’inconscient collectif.

Un angiome qu’il a fini par assumer

Jean-Luc Reichmann naît avec un angiome, une « tache de vin », sur le nez. Un médecin tente de l’atténuer avec un traitement à la neige carbonique, aussi douloureux qu’inefficace. Si bien qu’au bout de quelques séances, le jeune garçon refuse d’y retourner. Dans la cour de son école toulousaine, il est moqué par ses camarades qui le surnomment « la Tache ». Peu à peu, il va se servir de l’humour comme défense, pour fédérer autour de lui. « C’est grâce à cette différence que j’ai fait de mon métier la séduction », déclare Jean-Luc Reichmann dans le documentaire. En 1995, il fait ses premiers pas de présentateur devant la caméra, dans Les Z’amours, sur France 2. Une couche de maquillage dissimule son angiome. Il n’est pas à l’aise avec cela. Au bout de trois mois, il se débarrasse du fond de teint sur son nez et demande que sa « tache » soit visible, l’assumant pleinement. 

La clause qu’il impose dans chacun de ses contrats

Jean-Luc Reichmann est un grand frère attentionné avec sa sœur Marie-Laure, sourde de naissance. Il lui apprend à lire sur les lèvres, fait preuve de patience pour l’épauler, lui lance des défis – aller seule acheter deux baguettes de pain, par exemple – pour qu’elle gagne en autonomie, il l’inclut dans son groupe d’amis…

Jean-Luc Reichmann et sa soeur Marie-Laure, au début des années 1970.
Jean-Luc Reichmann et sa soeur Marie-Laure, au début des années 1970. - DR / Archives famille Reichmann

Quand, quelques semaines après le lancement des Z’amours, il revient faire un tour à Toulouse, il demande à sa frangine comment elle trouve le jeu. Sa réaction n’est pas celle qu’il attendait. « Je me rends compte que ma sœur ne comprend pas », déplore-t-il. Plutôt que de se résigner suite à cette prise de conscience, l’animateur exige que l’émission soit sous-titrée. Dès lors, chacun de ses contrats comprend une clause exigeant que tous les programmes qu’il présente soient systématiquement sous-titrés.