« Le Meilleur pâtissier - Les professionnels » : Un duo « d’exception » 100 % féminin représentera la Côte d’Azur

CONCOURS Maïlys et Monika, 25 et 23 ans, travaillaient ensemble à l’hôtel du Cap-Eden-Roc, à Antibes, et feront partie des sept binômes en compétition dans la nouvelle saison de l'émission diffusée sur M6 à partir de jeudi soir

Elise Martin
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Maïlys (à gauche) et Monika représentent la Côte d'Azur dans l'émission « Le Meilleur pâtissier - les professionnels » diffusée à partir de ce jeudi soir
Maïlys (à gauche) et Monika représentent la Côte d'Azur dans l'émission « Le Meilleur pâtissier - les professionnels » diffusée à partir de ce jeudi soir — G. Mirand / M6
  • Jeudi, à partir de 21h15, « Le Meilleur pâtissier – les professionnels » revient pour une cinquième saison sur M6.
  • Dans les sept binômes, Maïlys et Monika représenteront la Côte d’Azur.
  • Elles sont le seul binôme 100 % féminin.

L’émission Le Meilleur pâtissier – Les professionnels, diffusée sur M6, revient ce jeudi à 21h15, avec une cinquième saison et sept nouveaux binômes qui s’affronteront chaque semaine pour être désigné comme étant le meilleur. Parmi eux, Maïlys et Monika, la seule équipe 100 % féminine, qui travaillaient ensemble à l’hôtel du Cap-Eden-Roc, un palace à Antibes, dans les Alpes-Maritimes.

« On est un duo d’exception, affirme Maïlys, interrogée par 20 Minutes. En plus d’aimer travailler ensemble, on est devenu amie. D’ailleurs, si ça n’avait été avec Monika, je n’aurais pas fait ce concours. On se pousse mutuellement pour réussir. Notre force, c’est d’être complémentaire malgré nos visions différentes de la pâtisserie, comme le yin et le yang. Monika va être plus technique et formelle dans ses créations et moi, un peu plus sur le goût, les cuissons et freestyle. Ça vient aussi de nos parcours différents. »

A travers cette émission, Monika et Maïlys veulent affirmer leurs compétences. « On m’a toujours dit que comme j’étais une femme et jeune, il fallait que j’en fasse deux fois plus pour réussir. On est aussi capable qu’un homme d’être pâtissière », indique Maïlys. Monika ajoute : « Ça m’a surprise quand je suis arrivée en France parce qu’en Bulgarie, la pâtisserie est davantage réservée aux femmes. Et même dans les concours, plus de la moitié des candidats sont des femmes. On voit alors avec Le meilleur pâtissier – les professionnels une bonne représentation de la réalité dans la société : trois binômes que d’hommes, un seul que de femmes et le reste des mixtes. »

Des parcours d’exception

Les deux femmes de 25 et 23 ans ont toujours « baigné dans la pâtisserie ». L’une, à travers ses parents qui sont dans le métier, l’autre, en pratiquant dès son plus jeune âge comme une passion.

Avant de se lancer dans la pâtisserie, Maïlys hésitait à faire l’armée. Finalement, elle fait le lycée hôtelier de Talence et découvre vraiment sa vocation. Elle est passée par beaucoup d’étoilés Michelin : le Gabriel à Bordeaux, chez Alain Ducasse à l’Hostellerie de l’Abbaye de La Celle mais aussi le Pressoir d’argent, le restaurant de Gordon Ramsay. Pour « se faire sa propre place dans le milieu », elle décide d’aller sur la Côte d’Azur. D’abord à la Chèvre d’or à Eze, puis des passages au Café de Paris à Monaco et enfin l’hôtel du Cap-Eden-Roc, où elle rencontre Monika. Aujourd’hui Maïlys a rejoint le concept familial à l’Auberge de Cercoux, en Charente-Maritime.

Monika, elle, n’imaginait pas « au début » pouvoir faire de sa passion, son métier. C’est en participant et en gagnant l’équivalent du concours du « meilleur pâtissier » en Bulgarie, en 2017, qu’elle se convainc de réaliser son rêve. « Je suis alors venue en France parce que c’est le pays des pâtisseries », précise-t-elle. Après avoir fait l’École nationale supérieure de pâtisserie d’Alain Ducasse, en Haute-Loire, elle réalise ses premiers stages à Paris puis des saisons à Courchevel et en Suisse. « C’était incroyable », résume la jeune femme.

Du partage, des conseils et des fous rires

Pour le challenge mais aussi « pour sortir de [leur] zone de confort », elles ont relevé le défi de l’émission. « C’est très différent que de travailler au labo, des caméras sont à 10 cm de moi, on a du matériel dont on n’avait pas l’habitude. Il faut s’adapter aux conditions, expliquent les pâtissières. Mais avoir tous les retours des chefs, ça nous fait réfléchir sur notre propre style. On fait des pâtisseries qui montrent nos personnalités. »

Ainsi, dans les épreuves, les deux professionnelles vont proposer des créations qui « rapportent leur histoire », notamment avec des produits de la Côte d’Azur comme le citron de Menton ou la rose de Grasse. « Notre style, c’est simple, efficace et très bien fait », décrit Maïlys. Un style à retrouver dans l’émission avec en plus, « des astuces ». Elle promet : « Il faut regarder l’émission parce qu’il va y avoir du partage, des conseils, des fous rires et tout un tas d’émotions. »