« Koh-Lanta » : « On est ravis d’être la saison des bisounours », se réjouit Ambre, éliminée à l’orientation

INTERVIEW Il y avait quatre (oui, quatre !) places à prendre sur les poteaux à l’issue de l’épreuve d’orientation de « Koh-Lanta » sur TF1, pour cinq aventuriers et aventurières

Propos recueillis par Benjamin Chapon
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Ambre, candidate de
Ambre, candidate de — A.Issock/ALP/TF1

Elle a échoué à la pire place. Aux pieds des poteaux qui, pour cette saison de Koh-Lanta, le totem maudit, sont au nombre de quatre. Ambre est donc la seule éliminée de l’épreuve d’orientation puisque Bastien a déniché, dans un ultime effort, le poignard qui donne accès au quatrième poteau. Maudit, certes, mais un poteau quand même. Auparavant, Ambre a vu Jean-Charles trouver un couteau presque sous son nez, puis François. Entre-temps, Géraldine s’était également qualifiée. Ambre a donc quitté l’aventure « sans que personne n’éteigne mon flambeau », se félicite-t-elle.

A la pire place donc ? Pas vraiment si l’on en croit Ambre qui explique à 20 Minutes n’avoir aucun regret au moment du bilan de son aventure.

Cinq aventurières et aventuriers, quatre couteaux… Et c’est vous qui partez. Pas trop dégoûtée ?

J’ai été déçue sur le moment, forcément. Mais franchement, très vite, je me retourne vers Bastien et je suis heureuse pour lui. J’ai tourné la page très vite. Sur la plage, au moment de dire au revoir je suis émue, les larmes me viennent mais c’est de l’émotion positive, de la joie.

Vous étiez soulagée de perdre ?

Non, pas du tout, j’avais super envie d’aller sur les poteaux, bien sûr. Mais je suis - même dans la vraie vie – quelqu’un qui va de l’avant, qui me focalise sur l’avenir plutôt que sur le passé. Je ne m’attarde pas sur les choses que je ne peux pas changer. J’ai été éliminée à la loyale, je n’ai pas trouvé de couteau. Je ne vais pas sur les poteaux, c’est comme ça.

Alors d’où vient la joie dont vous parlez ?

J’ai tout de suite réalisé la chance que j’ai eue de vivre cette aventure-là. Être arrivée jusque-là, c’est énorme. J’ai participé à toutes les autres épreuves, personne n’a éteint mon flambeau, mon nom n’est sorti qu’une fois aux conseils, j’ai gagné des épreuves, j’ai eu un super relationnel avec les autres aventuriers, on ne s’est jamais disputé…

Votre parcours est aussi assez représentatif de ce qu’on peut vivre à Koh-Lanta pour les galères…

Ha oui ! J’ai eu des conforts et des victoires mais j’ai aussi connu des défaites affreuses ! Je suis passé par presque toutes les équipes donc j’ai connu des conseils très très durs. C’est même ça qui a été le plus horrible : devoir désigner et éliminer quelqu’un. C’est horrible de décapiter les gens dont on s’est servi pour gagner en équipe.

Vous n’étiez pas préparée à ça ?

Je ne m’étais pas préparée à grand-chose (rires) ! J’ai découvert plein d’aspects de Koh-Lanta que je ne connaissais pas. J’aurais dû me renseigner un peu plus…

Qu’avez-vous découvert du jeu une fois sur le camp ?

Les à-côtés surtout. Je n’avais pas du tout anticipé les longs moments d’attente, où on ne fait rien de spécial.

Et la faim ?

La faim, c’était dur mais le pire, ça a été l’humidité. C’est horrible pour ça les Philippines. On est tout le temps fripées, on moisit à moitié, aucune plaie ne se referme, on ne peut pas dormir, on a froid la nuit... Je ne m’y attendais pas !

Paradoxalement il semblerait que ces conditions difficiles aient soudé le groupe.

Oui. On en a tellement chié au début que ça nous a fédérés. Chacun a trouvé sa place. Les émissions sont un bon reflet de notre saison. Il n’y a pas eu de rivalité, de tension, et ça se voit à l’écran.

A tel point que certains téléspectateurs jugent cette saison un peu terne, ça manque de dramas et d’engueulades…

Je vous assure que de l’intérieur, on est ravis d’être la saison des bisounours ! Parce que vivre sur le camp sans tension, c’est génial. Les engueulades, les clashs, ça peut être horrible à vivre quand les caméras s’en vont. Cette saison, on a été assez intelligents, pendant et après le tournage, pour mettre nos états d’âme de côté. On en ressort avec des amis plutôt que des ennemis.

Vous êtes restés en contact avec des candidats ?

Oui. Comme on ne peut pas vraiment parler de l’aventure en détail avec nos proches, on a besoin, au quotidien, de se parler entre nous.

Et avec les téléspectateurs, les internautes ?

Ça m’arrive de regarder les réseaux… Je me suis aussi servie de mes réseaux pour justifier et expliquer certains choix que j’ai faits. Bon, ça n’empêche pas les haters. Mais quand je me suis un peu attardée sur les profils des gens médisants à mon sujet, j’ai eu plus de peine pour eux qu’autre chose. J’ai eu des éclats de rire, y en a des gratinés quand même…

Quels enseignements tirez-vous de cette aventure à titre personnel ?

Aucun. Je ne suis pas allée sur Koh-Lanta pour chercher quelque chose. Ma vie me va comme elle est. Je me suis sentie confortée dans ce que je suis, j’ai aussi eu la confirmation que les gens qui partagent ma vie sont formidables. Je suis satisfaite parce que ma joie de vivre et ma spontanéité m’ont aidé. J’ai souvent le sourire et je ne prends pas les choses au sérieux, c’est plutôt fédérateur et ça m’a aidé à avoir un bon relationnel.