« L’académie des gâteaux » : Des pâtissiers veulent tout plaquer pour un CDI chez Cyril Lignac

GOURMAND CROQUANT La nouvelle émission proposée par M6 n'est pas juste un concours, c'est l'occasion pour ses participants de changer de vie

Clément Rodriguez
— 
Cyril Lignac, Ophélie Barès et Desty Brami dans « L'académie des gâteaux »
Cyril Lignac, Ophélie Barès et Desty Brami dans « L'académie des gâteaux » — Marie ETCHEGOYEN/M6
  • Ce lundi 23 mai, M6 lance le premier épisode de L'académie des gâteaux à 18h40.
  • Dans cette compétition, 24 pâtissiers amateurs s'affrontent pour décrocher un contrat chez Cyril Lignac.
  • « Faire rêver avec une émission à la télé, c'est facile. En faire son métier, c'est un engagement, il faut vraiment en avoir envie », assure la star des fourneaux et du petit écran.

La Star Ac revient plus tôt que prévu. Pas avec des apprentis chanteurs, non, mais avec des pâtissiers amateurs. À partir de ce lundi dès 18h40 sur M6, ils seront vingt-quatre à s’affronter au sein de L’académie des gâteaux, présidée par Cyril Lignac. Pendant plusieurs semaines, ces férus de glaçage et de poches à douille tenteront d’impressionner la star des fourneaux ainsi que les deux professeurs Desty Brami et Ophélie Bares pour décrocher un gain inestimable : un contrat au sein des équipes de Cyril Lignac.

À l’inverse du Meilleur Pâtissier, concours grâce auquel le gagnant a « seulement » l’opportunité de sortir son livre de recettes (c’est déjà pas mal), ce nouveau programme peut avoir un vrai impact immédiat sur la vie de ses candidats. Au moment du casting, « la sélection ne se faisait pas uniquement sur le niveau de pâtisserie mais sur la volonté de vouloir vivre de sa passion », témoigne le producteur Matthieu Jean-Toscani. En plus d’un CDI, le meilleur des 24 participants décrochera une formation de CAP et la somme de 10.000 euros.

Trois cycles de formation

« Ce qui m’intéresse là-dedans, c’est de faire toucher du doigt ce qu’est vraiment notre métier, rapporte Cyril Lignac. Faire rêver avec une émission à la télé, c’est facile. En faire son métier, c’est un engagement, il faut en avoir vraiment envie. » En tant que cuisinier, pâtissier et chef d’entreprise, le directeur de l’académie sait de quoi il parle. « Ce sont deux univers qui se rencontrent, la passion et le professionnalisme. Quand je les forme, je leur dis de faire attention. Je leur montre la réalité ».

Pour cela, la compétition se veut être « le reflet des instituts de formation professionnelle en France », explique le producteur. Cours en petit comité, masterclass, stages d’application, tout sera mis en œuvre pour trouver la perle rare, celle qui saura allier la maîtrise technique à un sens aiguisé de la créativité. Au fil du temps, les vingt-quatre pâtissiers amateurs passeront par trois cycles. Le premier, l’apprentissage, permettra de revoir aussi bien les bases que les grands desserts et verra chacune des classes passer de six à trois candidats.

Lors du deuxième cycle, celui du perfectionnement, il n’y aura plus que douze compétiteurs qui subiront les défis de plusieurs grands noms de la pâtisserie comme Philippe Conticini, Nina Métayer, Sébastien Vauxion ou Pierre Hermé. Lors du tour final de professionnalisation, les six derniers partiront en immersion dans des établissements prestigieux. Les deux meilleurs s’affronteront en finale dans l’épreuve des pâtisseries éphémères et devront élaborer une carte et réfléchir à la décoration de leur boutique.

Un Cyril Lignac « exigeant »

Parce que ce programme peut tout changer pour ses concurrents, il fallait éviter à tout prix les faux-semblants. « Ça implique de ne pas mentir aux gens et d’être comme je suis dans mes entreprises. Je suis exigeant envers eux mais les clients sont cent fois plus exigeants envers moi », indique Cyril Lignac. En toute honnêteté, il avoue même ne pas être sûr « que beaucoup sautent le pas » car passer le cap du changement de vie ne se fait pas « en trois semaines de formation ».

Et pour celui ou celle qui décroche le ticket d’or, la route n’est pas encore toute tracée car cette personne « ne va pas révolutionner la pâtisserie Cyril Lignac », prévient tout de suite le chef. « Il va rentrer avec nous, progresser, apprendre. S’il est génial et que ça avance, il va grandir avec nous. Peut-être qu’au bout d’un moment, il voudra faire autre chose. Ce n’est pas grave, l’essentiel est qu’il fasse un bout de chemin avec nous ». Un chemin équivalent à la distance Paris-Brest ?